
Les températures caniculaires qui étouffent le sud du Pakistan ont fait plus de 1 000 morts en quatre jours, selon un décompte rendu public jeudi. Les autorités locales ont déclaré l'état d'urgence dans les hôpitaux pour faire face à la catastrophe.
Le nombre de morts au Pakistan continue à grimper aussi inexorablement que le mercure. Selon un haut responsable des services de santé dans la province du Sind, dans le sud du pays, plus de 1 000 personnes ont succombé à des températures extrêmes, atteignant jusqu'à 45 degrés.
Cette canicule d'une rare intensité s'est abattue sur Karachi, la plus grande ville du pays, quelques jours après le début du mois de ramadan, au cours duquel les musulmans s’abstiennent de manger et surtout de boire, du lever au coucher de soleil.
Les habitants les plus démunis sont particulièrement affectés par les coupures d’électricité et les problèmes d’approvisionnement en eau qui accompagnent ces flambées de température. Dans les rues de Karachi, ceux qui avaient la chance d'avoir accès à l'eau s'aspergeaient les uns les autres pour éviter les évanouissements.
Pour faire face à l'afflux de patients suffocants, le gouvernement provincial du Sind a imposé ces derniers jours l'état d'urgence dans tous les hôpitaux, rappelant les médecins en vacances et augmentant les stocks de médicaments.
Ce pic de mortalité dû à la chaleur intervient un mois après celui qui a fait près de 2 000 morts en Inde voisine, la seconde canicule la plus importante de l'histoire de ce pays.
Avec AFP