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Irak : l’ex-Premier ministre Nouri al-Maliki refuse de céder le pouvoir

La communauté internationale a unanimement salué la nomination du nouveau Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi. Mais l’ancien chef du gouvernement Nouri al-Maliki assure qu’il ne quittera pas son poste.

Le Premier ministre sortant irakien Nouri al-Maliki a affirmé mercredi 13 juillet qu’il resterait au pouvoir en attendant la décision de la cour fédérale. L’ancien chef du gouvernement a saisi l’institution judiciaire après la désignation de Haïdar al-Abadi à son poste.

"Je confirme que le gouvernement [sortant] est maintenu et il ne sera pas remplacé, sans décision de la cour fédérale", a déclaré Nouri al- Maliki, qui estime avoir la légitimité pour un troisième mandat à la tête du gouverbement irakien, dans son allocution hebdomadaire télévisée.

Maliki apparaît pourtant seul, lâché par tous. Hier, la communauté internationale a unanimement salué la nomination d’Haïdar al-Abadi, désormais chargé de former un gouvernement d'unité pour faire face à l'offensive jihadiste et sortir le pays du chaos.

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Après l'ONU, les États-Unis, l'Union européenne, la France et la Grande-Bretagne, les voisins iraniens chiites et saoudien sunnite ont apporté leur appui à Haïdar al-Abadi, de même que la Ligue des États arabes. Washington a aussitôt exhorté Abadi à former "dès que possible" son gouvernement et à l'élargir à toutes les forces politiques dans un pays longtemps déchiré par les divisions confessionnelles.

Pour le président Barack Obama, ce nouveau cabinet doit "unir le pays" dans la lutte contre l'État islamique en Irak et au Levant [EIIL]". Et pour les aider dans cette lutte, Washington a transféré des armes aux combattants kurdes qui tentent de repousser les jihadistes dans le nord du pays. Les États-Unis ont également décidé d'envoyer 130 conseillers militaires supplémentaires à Erbil, la capitale du Kurdistan irakien.

Mais ces actions ont été jugées insuffisantes par des experts de l'ONU pour les droits de l'homme qui ont appelé la communauté internationale à prendre d'urgence toutes les mesures possibles pour empêcher "une atrocité de masse et un génocide potentiel".

Avec AFP