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Mario Draghi ne parvient pas à convaincre les marchés financiers

Les propos tenus jeudi au cours d'une conférence de presse du président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, n'ont guère convaincu les marchés européens, qui ont enregistré une forte baisse.

REUTERS - Voici les principaux extraits de la conférence de presse donnée jeudi par le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi.

La BCE a maintenu inchangés ses taux directeurs après les avoir abaissés d'un quart de point le mois dernier.

Mario Draghi a suscité de vices attentes après avoir déclaré  la semaine dernière que la BCE ferait tout son possible pour préserver l'intégrité de la zone euro.

Licence banquaire pour le MES ?

"La conception actuelle du MES ne lui permet pas d'être reconnu comme une contrepartie adéquate (...) Ce dont nous disposons aujourd'hui, c'est d'un avis juridique de la BCE formulé il y a cinq mois disant que non, il (le MES) n'est pas une contrepartie adéquate."

Activation du MES et du FESF

"Comme la mise en oeuvre prend du temps et que les marchés ne s'ajustent qu'une

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Les conditions énoncées par Mario Draghi sont douloureuses pour l'Espagne

fois que le succès est clairement visible, les gouvernements doivent être prêts à activer le MES/FESF sur le marché obligataire en cas de circonstances exceptionnelles sur les marchés financiers et de risques pour la stabilité
financière, avec une conditionnalité stricte et réelle conformément aux directives en vigueur."

Nouvelles mesures non conventionnelles

"Le conseil des gouverneurs, dans le cadre de son mandat pour maintenir la stabilité des prix à moyen terme et dans le respect de son indépendance dans la détermination de la politique monétaire, peut mettre en oeuvre des opérations sur le marché monétaire d'une ampleur adéquate pour atteindre son objectif.

"De plus, le conseil des gouverneurs examinera des mesures de politique monétaire non conventionnelles en fonction de ce qui est nécessaire pour rétablir la transmission de la politique monétaire."

Aggravation de la crise

"Il n'y a pas eu de circonstances particulières qui nous aient conduit à avoir la discussion que nous avons eue aujourd'hui, il y a simplement eu le sentiment d'une aggravation de la crise, et des conséquences qui s'aggravent de la
fragmentation des marchés financiers au sein de la zone euro.

"Un élément a été la hausse soudaine (des taux) sur la partie courte de la courbe pour plusieurs pays de la zone euro, qui pour des gens qui connaissent les marchés est généralement inquiétant (...mais) je ne voudrais pas signaler ce seul
symptôme parce qu'il y avait d'autres symptômes de la fragmentation du marché qui tendent à aggraver la situation."

Rachat d'obligations sur la partie courte de la courbe

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Les Allemands ne sont pas enchantés par les mesures de Mario Draghi
Mario Draghi ne parvient pas à convaincre les marchés financiers

(Un nouveau programme d'achat d'obligations) diffère du précédent programme (...) nous avons une conditionnalité explicite ici comme condition nécessaire (...) il y a une totale transparence sur les pays où cela sera mis en oeuvre et sur les montants (...)"

"L'effort sera ciblé sur la partie courte de la courbe des taux."

"Il est trop tôt pour dire si les achats d'obligations seront stérilisés (...) Nous agirons dans le cadre de notre mandat."

Sur l'opposition de la Bundesbank aux achats d'obligations

"La décision de faire tout ce qui est possible pour préserver l'euro en tant que monnaie stable a été unanime. Il est clair et connu que Mr. Weidmann et la Bundesbank ont des
réserves sur le programme d'achat d'obligations.

"L'idée est que nous avons maintenant les orientations, le comité de politique monétaire, le comité du risque et le comité des marchés vont travailler ensemble sur ces orientations et alors (nous) prendrons une décision définitive et les votes
seront comptés.

"Je pense que c'est une représentation honnête de la discussion d'aujourd'hui."

Discussion sur une baisse des taux

"Nous avons discuté (la) possibilité (d'une) réduction des taux d'intérêt mais le conseil des gouverneurs dans son intégralité a décidé que ce n'était pas le moment."

Irréversibilité de l'Euro

"L'euro est irréversible"

Reprise graduelle au sein de la zone euro

"Nous nous attendons à une reprise seulement très graduelle de la zone euro."


Baisse attendue de l'inflation

"Comme nous l'avons dit il y a un mois, l'inflation devrait continuer de décliner et revenir sous 2% en 2013.

"Les anticipations d'inflation au sein de la zone euro demeurent fermement ancrées. Dans le même temps, la croissance économique dans la zone euro reste faible."