
Après avoir défait les États-Unis vendredi dernier (1-0), l'équipe de France, invaincue en seize rencontres, tentera de terminer l'année en beauté face à la sélection belge menée par le Diable rouge Eden Hazard.
REUTERS - Invaincue en seize rencontres, mais toujours à la recherche d'un véritable fond de jeu, la France poursuit mardi au Stade de France contre la Belgique sa préparation en vue de l'Euro 2012.
Après une victoire sans panache vendredi face aux Etats-Unis 1-0), les Bleus vont se mesurer à une formation belge qui, malgré son absence l'été prochain au Championnat d'Europe des nations, dispose d'atouts, avec notamment sa star Eden Hazard, pour faire douter les Français.
Le temps est compté pourtant à Laurent Blanc et à ses joueurs pour parvenir à une cohérence dans le collectif. Après le match de mardi, le sélectionneur ne reverra plus ses troupes que brièvement fin février pour une rencontre amicale à Brême contre l'Allemagne.
Ensuite, ce sera l'Euro en Pologne et en Ukraine à partir du 8 juin, avec auparavant une préparation dont Laurent Blanc ne maîtrise pas encore aujourd'hui la durée.
Le championnat de France ne se termine en effet que le 12 mai, une semaine plus tard que celui de la plupart des autres nations européennes, et même deux semaines plus tard que la Bundesliga allemande.
A la demande du sélectionneur, la Fédération et la Ligue cherchent à persuader les diffuseurs audiovisuels d'avancer au coeur de l'hiver la dernière journée, voire aussi l'avant-dernière, afin de permettre à l'équipe de France de disputer suffisamment de matches de préparation en mai.
En attendant la conclusion des tractations, les Bleus se concentrent sur le rendez-vous belge, avec pour la première fois depuis bien longtemps un groupe pratiquement au complet, à l'exception notoire du meneur de jeu Samir Nasri, blessé.
Laurent Blanc a fait jouer 15 membres de son groupe contre les Américains, donnant ainsi pour la première fois leur chance en sélection à quatre nouveaux, Laurent Koscielny (Arsenal) et Jérémy Mathieu (Valence) en défense, Maxime Gonalons (Lyon) au milieu et Olivier Giroud (Montpellier) en attaque.
Cabaye et Abidal de retour ?
Face à la Belgique, un adversaire qu'il juge "plus solide", le sélectionneur devrait revenir à une formation plus classique, en profitant notamment de la guérison complète de certains joueurs.
C'est ainsi que Yohan Cabaye (Newcastle) pourrait retrouver sa place de milieu défensif, tandis que Florent Malouda (Chelsea) est en concurrence avec Franck Ribéry pour occuper le couloir gauche de l'attaque.
Le Barcelonais Eric Abidal, arrivé tardivement au stage, reviendra probablement en tant qu'arrière latéral gauche.
Au-delà des permutations de personnes, Laurent Blanc devrait
abandonner le 4-4-2 essayé sans trop de réussite face aux Etats-Unis.
Il opterait à nouveau pour un système avec un seul joueur en pointe, le Madrilène Karim Benzema, alimenté en ballons par le Sochalien Marvin Martin, un meneur de jeu qui a cruellement manqué vendredi aux Bleus jusqu'à son entrée en jeu et sa passe décisive sur l'unique but de Loïc Rémy.
Une telle organisation permettra-t-elle à la France de se forger une identité et de dénicher les personnalités fortes susceptibles de la conduire vers les sommets ?
Rien n'est moins sûr, mais l'impératif est là, que souligne un grand ancien, Alain Giresse, venu transmettre son vécu aux Bleus pendant le week-end.
"Je pense qu'on est toujours en phase de recherche d'un collectif, d'un jeu. Il y a beaucoup d'incertitudes: dans le jeu, dans l'assemblage des lignes, dans le positionnement et la complémentarité. Il n'y a pas de vraie ossature", juge l'actuel
entraîneur du Mali, naguère l'un des références du label Qualité France dans la grande équipe des années 1980.