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Mondial 2026 : Messi n'en finit pas de faire gagner l'Argentine
Et de trois ! À 39 ans, Lionel Messi atteint pour la troisième fois la finale  d'une Coupe du monde, pour sa sixième participation. Il a encore montré toute l'étendue de son talent contre l'Angleterre en demi-finale avec deux passes décisives (2-1).
L'attaquant Lionel Messi célèbre la qualification de l'Argentine en finale du Mondial-2026 après sa victoire contre l'Angleterre (2-1) le 15 juillet 2026 à Atlanta © JUAN MABROMATA / AFP

Pour une fois dans ce Mondial 2026, Lionel Messi n'a pas marqué en demi-finale contre l'Angleterre, mercredi 15 juillet à Atlanta. Mais il a quand même soigné ses stats en délivrant les deux passes décisives qui ont permis à l'Argentine d'arracher la qualification (2-1) pour défendre son titre dimanche face à l'Espagne.

Bien muselé par les Anglais, notamment Anderson, on a peu vu la Pulga s'illustrer pendant une grande partie du match. À 39 ans, l'attaquant vedette montrerait-il finalement des signes de faiblesse ? Il a fallu que l'Angleterre ouvre le score pour prouver que non.

Après le but de Gordon (55e), le génie argentin s'est transformé en guerrier pour mener les siens  à la victoire : un centre de la droite sur Enzo Fernandez, laissé seul aux 20 mètres (85e). Puis il surgit, toujours à droite, pour récupérer le ballon repoussé par le poteau de Pickford et adresser un caviar à Lautaro Martinez, dont la tête a propulsé l'Argentine en finale (90e+2).

Avec en plus neuf dribbles réussis, c'est selon Opta le seul joueur à avoir réalisé cette performance dans un match de Coupe du monde depuis 1966.

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Un record anecdotique au vu de ceux qu'il vise dans cette compétition : déjà co-meilleur buteur à égalité avec Kylian Mbappé (8 buts) - et encore, il a manqué deux penaltys - il s'est rapproché de Michael Olise au nombre des passes décisives (4 contre 5 pour le Français).

Au coup de sifflet final, la "Pulga" est restée longtemps sur le terrain, bras levés et sourire tendu vers les supporters argentins qui ont encore une fois tremblé, qui ont encore une fois exulté.

"Trop pour que nous puissions l’arrêter"

Comme depuis le début du tournoi, l'équipe de Lionel Scaloni a eu chaud et n'a montré son talent que lorsqu'elle était menée.

Avant la demi-finale contre les Anglais, l'Argentine version 2026 avait frôlé la correctionnelle face au Cap-Vert (3-2 a.p.) avant de passer très près d'une élimination contre l'Égypte en huitième de finale (3-2 alors que l'Albiceleste était menée 2-0 à la 79e) et de souffrir encore au tour suivant contre la Suisse (3-1 a.p.).

Messi, en semi-retraite à l'Inter Miami depuis 2023, ne court plus comme avant mais reste d'une efficacité diabolique.

Il l'avait déjà montré durant le final fantastique contre l'Égypte quand, mené 2-0 à dix minutes de la fin, il avait sauvé l'Albiceleste avec une passe décisive pour Cristian Romero puis un but en l'espace de cinq minutes. "C'est devenu un animal", avait alors décrit Zlatan Ibrahimovic sur le plateau de Fox Sport. "Quand il s'est mis en chasse, personne ne pouvait l'arrêter." Enzo Fernandez, déjà lui, s'était chargé seul du but de la victoire.

Interrogé sur Messi en zone mixte, Harry Kane a dit avoir eu le sentiment que les Anglais avaient "très bien géré" le phénomène argentin "pendant une grande partie du match".

"Mais comme toujours avec les joueurs les plus dangereux au monde, lorsqu’ils ont le ballon dans les 30 dernier mètres, ils peuvent créer quelque chose", a poursuivi le capitaine de la sélection anglaise. "Il l'a encore fait aujourd’hui. Il est évidemment l’un des meilleurs joueurs de tous les temps, et ce n’est pas un hasard."

Un regret ? Lui avoir laissé trop d'espace dans les vingt dernières minutes du match. "Cela lui a permis, à lui mais aussi aux autres manieurs de ballon, d’entrer dans le match, de gagner en confiance et de recevoir des ballons dans des zones dangereuses. Au final, c’était trop pour que nous puissions l’arrêter."

Aux Espagnols de s'en souvenir dimanche au MetLife Stadium d'East Rutherford, en banlieue de New York, où Messi tentera de guider les siens vers une quatrième étoile mondiale, la deuxième consécutive, ce qu'aucune équipe n'a réussi depuis le doublé du Brésil de Pelé et Garrincha en 1958 et 1962.