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Cédric Jubillar avoue devant la justice, des ossements retrouvés dans le Tarn
Les gendarmes de la section de recherche de Toulouse et des techniciens en investigation criminelle ont retrouvé des ossements "qui pourraient être des ossements humains", à Villeneuve-sur-Vère, sur les lieux indiqués par Cédric Jubillar comme l'endroit où il avait déposé le corps de son ex-épouse disparue en 2020.
Un véhicule de la Gendarmerie française monte la garde, le 16 juillet 2026, près du site où se déroulent les recherches pour retrouver le corps de Delphine Aussaguel, à Villeneuve-sur-Vère. © AFP, Lionel Bonnaventure

Des ossements ont été retrouvés dans le Tarn jeudi 16 juillet, à l'emplacement indiqué aux enquêteurs par Cédric Jubillar pour retrouver le corps de son épouse Delphine, disparue depuis fin 2020, dont il a avoué être à "l'origine de la mort", selon la justice.

"Des ossements qui pourraient être des ossements humains ont été retrouvés sur les lieux indiqués par Cédric Jubillar comme l'endroit où il avait déposé le corps de Mme [Delphine] Aussaguel", a déclaré à l'AFP le procureur général de la cour d'appel de Toulouse Nicolas Jacquet, confirmant une information divulguée par BFM-TV.

À Villeneuve-sur-Vère, à 10 kilomètres de Cagnac-les-Mines, le village où résidait le couple, un fourgon de gendarmerie barre l'accès à la zone des fouilles, au milieu de champs jaunis par la canicule, a constaté un journaliste de l'AFP.

Ces fouilles ont été déclenchées au lendemain d'une audition, mercredi, lors de laquelle "Cédric Jubillar a reconnu être à l'origine de la mort de Delphine Aussaguel et indiqué pouvoir orienter les enquêteurs pour localiser le corps", avait auparavant indiqué Nicolas Jacquet, dans un communiqué.

Cette audition avait été sollicitée par les avocats du peintre-plaquiste de 38 ans, au lendemain du coup de tonnerre provoqué par la révélation, le 6 juillet, d'un courrier dans lequel il admettait pour la première fois sa "responsabilité" dans la mort de l'infirmière de 33 ans et mère de leurs deux enfants, qui s'apprêtait à le quitter et à refaire sa vie avec un autre homme.

Depuis plus de cinq ans et notamment pendant tout son procès très médiatisé devant les assises du Tarn, à l'issue duquel il a été condamné à 30 ans de réclusion en octobre, il avait toujours clamé son innocence.

Instance de divorce 

Ses aveux ont été recueillis mercredi par la présidente de la cour d'assises de Haute-Garonne, juridiction devant laquelle Cédric Jubillar doit être jugé en appel à partir du 21 septembre.

Cédric Jubillar est présent sur le lieu des recherches, accompagné de ses avocats Pierre et Guy Debuisson, qui ont remplacé ces derniers mois Emmanuelle Franck et Alexandre Martin, ses défenseurs pendant quatre ans et demi.

Les recherches sont menées par les gendarmes de la section de recherche de Toulouse et des techniciens en investigation criminelle, sous l'autorité d'un juge d'instruction nommé par la présidente de la cour d'assises.

Delphine Jubillar, née Aussaguel, avait disparu mystérieusement du domicile du couple en instance de divorce dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, au tout début d'un couvre-feu lié à la pandémie de Covid-19.

Dans une affaire sans corps, ni aveux, ni preuve formelle, l'intime conviction de la cour en première instance s'était forgée grâce à un faisceau d'indices : le témoignage du fils aîné Louis, qui dit avoir vu ses parents se disputer le soir des faits, la géolocalisation du téléphone de Delphine, qui n'a jamais quitté la zone, et le véhicule du couple, déplacé pendant la nuit quand l'accusé était seul à en avoir les clés.

Avec AFP