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La vague de chaleur qui frappe la France régresse, des questions sur la préparation aux prochaines
Paris (France) (AFP) – La France attend samedi la fin de son premier épisode de fortes chaleurs de l'année, l'ouest de l'Hexagone étant déjà repassé en vigilance jaune. À trois semaines du début de l'été, les préoccupations, quant au niveau de préparation du pays aux prochaines canicules, restent nombreuses.
Des promeneurs profitent de la fraicheur du Miroir d'eau, en pleine canicule à Bordeaux, le 28 mai 2026. © Alice Sacco, Reuters

L'épisode de fortes chaleurs d'une précocité inédite qui a frappé la France devrait toucher à sa fin durant le week-end, la vigilance orange à la canicule ne concernant, samedi 30 mai, plus que Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne, où jusqu'à 35°C sont attendus.

Puis, dans la nuit de samedi à dimanche, "l'arrivée d'une masse d'air un peu moins chaude associée à un vent modéré va permettre le retour à une vigilance de couleur jaune", précise Météo-France dans son dernier bulletin.

L'ouest du pays est lui repassé en vigilance jaune, niveau qui concerne 24 départements à l'échelle nationale samedi matin, actant le recul des températures anticipé par les prévisionnistes. La carte nationale doit retrouver sa couleur verte dimanche après 6 h 00.

"Les plus fortes chaleurs se décalent sur l'est du pays qui était très relativement épargné par ce phénomène", a relevé Nemo Pawlowski, prévisionniste à Météo-France, au cours d'une conférence de presse vendredi

Orages

Une quarantaine de départements vont connaître samedi une vigilance jaune aux orages de plus ou moins courte durée, contre 24 en vigilance jaune la veille, principalement sur la partie nord du pays, dont l'Ile-de-France, ainsi que sur une partie du sud-est du pays.

La vague de chaleur qui frappe la France régresse, des questions sur la préparation aux prochaines
Vagues de chaleur en France : plus précoces, fréquentes et chaudes © Valentin RAKOVSKY, Valentina BRESCHI, Nalini LEPETIT-CHELLA / AFP

Sous l'effet d'un "dôme de chaleur" qui bloque l'air chaud venu d'Afrique du Nord, l'Europe de l'ouest a subi une vague de chaud inédite pour un mois de mai, avec des températures record enregistrées dans plus de la moitié du pays, selon Météo-France, qui a qualifié ce phénomène de "colossal".

Jeudi, le record de chaleur pour un mois de mai dans l'Hexagone a été battu avec 37,8°C, en Charente.

"Pas à la hauteur"

Comme lors de chaque épisode de chaleur, la question de l'impréparation de la France au réchauffement climatique s'est posée toute la semaine et plusieurs ONG, et certains scientifiques ont mis en avant les failles françaises.

Ce d'autant qu'il est "fort probable" que la France expérimente de nouvelles vagues de chaleur cet été, a affirmé jeudi Matthieu Sorel, climatologue à Météo-France, tout en précisant que cette vague "ne présage en rien de la suite de l'été".

La France a présenté en mars 2025 son plan national d'adaptation au changement climatique doté d'une cinquantaine de mesures : un fonds d'indemnisation pour les catastrophes, la protection des travailleurs en cas de fortes chaleurs, des travaux sur les transports, l'agriculture... Le gouvernement a annoncé en février avoir enclenché 80% des mesures.

La vague de chaleur qui frappe la France régresse, des questions sur la préparation aux prochaines
Un vigneron à Gevrey-Chambertin, en Bourgogne, le 28 mai 2026 © ARNAUD FINISTRE / AFP

"Le plan n'est pas encore à la hauteur des enjeux", affirme toutefois auprès de l'AFP Vincent Viguié, économiste spécialisé dans le climat et l'environnement au Centre international de recherche sur l'environnement et le développement (CIRED), selon qui "c'est un plan qui pose beaucoup de diagnostics mais il y a très peu de mesures, notamment de mesures budgétées".

Les prévisions officielles tablent sur un réchauffement moyen de 2,7° C en France d'ici 2050.

Avec AFP