
Des supporters du PSG se rassemblent à Budapest à la veille de finale de la ligue des Champions, le 29 mai 2026. © Romain Houeix, France 24
Supporters parisiens de tous les pays : Unissez-vous ! Montréal, Singapour, New-York, Mexico, la Réunion, Sao Paulo, Tunis... À la veille de la finale de la Ligue des champions face à Arsenal prévue samedi 30 mai, des fans du PSG de toute la planète se rassemblent à Budapest, en Hongrie, pour une veillée d'armes.
"Cette soirée est fraternelle. On ressent des émotions qu'on vit ensemble. On est tous là aujourd'hui, ça ne s'explique pas, ça se vit, ça se ressent", explique Emmanuel, président du club de fans de Lisbonne.

"Ça fait plaisir de voir que le PSG est désormais une équipe qui plaît partout. On a longtemps été considéré comme une équipe bling-bling. Désormais, on représente l'esprit d'équipe et le collectif. Beaucoup plus de gens s'identifie à tout ça", loue de son côté Yanis, "capo" du PSG club Montréal.
À deux pas du Champions park, la fan-zone officielle de l'UEFA, et en plein cœur du Varosliget, le "bois de la ville" de Budapest, ces supporters sont rassemblés dans un restaurant en plein air. L'ambiance est bigarrée, entre maillots dernier cri et ceux plus "vintage" du PSG et le mélange d'écharpes en l'honneur de chacune des sections locales présentes, comme celle de Montréal.
"Toute l'année, on pose des demi-journées pour voir les matches de Ligue des champions. On organise des visionnages tous ensemble dans un bâtiment en collaboration avec l'ambassade. On arrive à mettre une vraie ambiance de stade avec des chants, des tambours, des mégaphones et même des fumigènes. On essaie d'apporter ce côté ultra d'Europe en Amérique du Nord", raconte cet ancien de la tribune Auteuil.

"Il faut savourer !
Emmanuel a une histoire similaire à celle de Yanis. Originaire de région parisienne, il est un inconditionnel du Paris Saint-Germain. Désormais expatrié, il continue de vivre sa passion à travers la section lisboète.
Les deux étaient déjà présents à Munich pour la finale remportée 5 - 0 face à l'Inter Milan en mai 2025. Ils appellent à savourer le moment : "C'était exceptionnel l'an dernier. C'est encore exceptionnel cette année ! Il faut savourer ! On sait pas combien de temps ça va durer", s'exclame Yanis qui se souvient aussi des années de galère, quand Paris végétait en Ligue 1 où était la risée de l'Europe.
Conscient que ses clubs de supporters disséminés partout sur la planète sont des ambassadeurs de premier ordre, le PSG sait les soigner. Le club offre des places pour la finale à chacune des sections. Charge à eux cependant de se débrouiller pour le voyage.
Pierre Watiez est venu de New York avec douze compagnons, pas effrayé par la superstition du nombre 13. L'an dernier, il n'avait pas pu faire le déplacement mais avait vécu les émotions de Munich depuis une fan-zone improvisée dans un bar proche de l'Empire State Building. "C'est fascinant d'être là. On est tous dans un endroit étranger mais on se sent dans un lieu familier car on est entourés d'amis passionnés du PSG", explique le président du club de New York.

Stan, quant à lui, est venu directement de l'aéroport jusqu'au lieu de rassemblement. Avec ses trois amis, ils sont les représentants du fan club de Singapour. Les quatre compères viennent de s'infliger deux vols long-courrier pour rallier la capitale hongroise. Un périple de plus de 10 000 km. Le jet-lag est réel et les bières servies généreusement ne l'arrange pas. Mais, "le PSG, c'est ma madeleine de Proust" avoue l'expatrié. "Je suis fan depuis 1995. J'ai été abonné au Parc avant de vivre en Asie. j’ai vécu Munich l’an dernier. Ces deux finales, c'est l'aboutissement de 30 ans de vie de supporter."

Le club de Singapour compte 120 membres, surtout des Français : "On a eu une période où on comptait des locaux attirés par les superstars Messi, Neymar, Mbappé... Mais ils sont partis avec leur départ", avoue Stan.
Finalement, l'histoire est commune pour beaucoup de ces clubs locaux, qui permettent surtout aux expatriés de se retrouver autour d'une passion commune : "le PSG". Pas le même fuseau horaire, mais la même adulation.
