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Rugby : les Bleues repartent à l'assaut des Anglaises en finale du Tournoi des Six Nations
Une affiche de gala et un Grand Chelem en jeu. Les Bleues affrontent, dimanche, à Bordeaux des Anglaises terrifiantes qui n'ont plus perdu depuis novembre 2022. Elles s'attendent à un rude combat physique et espèrent profiter des moindres failles pour tenter de renverser les Red Roses, championnes du monde en titre.
La puissante Française Ambre Mwayembe raffute la Galloise Lleucu Georgecharge, le 18 avril 2026 au Cardiff Arms Park, dans le cadre du Tournoi des Six nations. AFP - ADRIAN DENNIS

Le coup d’envoi sera donné dimanche à 17 h 45. Vous pourrez suivre ce match en direct sur le site de France 24

La 18e sera-t-elle la bonne pour les Françaises ? Sur une série de 17 revers face aux Anglaises, les Bleues espèrent réussir à les battre enfin, dimanche 17 mai, à Bordeaux, en finale du Tournoi des Six Nations. 

La question revient chaque année depuis 2018 et une courte victoire française en finale face à l'Angleterre (18-17). Depuis, les Anglaises écrasent tout sur leur passage, gagnant les sept dernières éditions du Tournoi des Six Nations et la dernière Coupe du monde. Et elles sont sur une série de 37 victoires d'affilée, depuis 2022, avant d'affronter les Bleues en terre girondine. 

"Ce sont les faits, sur le papier, elles sont plus fortes que nous", a reconnu François Ratier, le nouveau sélectionneur du XV de France féminin, arrivé aux commandes pour ce Tournoi, après la triste quatrième place lors du Mondial 2025 en Angleterre en septembre, avec notamment une nouvelle défaite contre les Anglaises, en demi-finales (35-17).

Et ces faits, l'ancien sélectionneur des Canadiennes, les a rappelés cette semaine, "pour qu'on soit sûr que personne ne vit dans un monde parallèle".

Mais pas question de partir vaincues d'avance, dimanche, au stade Atlantique : "Des failles, elles en ont, puisqu'elles ont pris quatre essais contre l'Italie et trois essais contre le pays de Galles", a souligné François Ratier.

Si les Anglaises ont signé un 20 sur 20 jusque-là dans ce Tournoi, avec quatre victoires bonifiées, comme les Françaises, et si elles sont en tête du classement, au bénéfice d'une meilleure différence de points (+174 contre +124), leur défense n'est pas étanche. Les Bleues font même mieux, avec seulement 49 points encaissés, contre 76 pour les Red Roses.

Et tant mieux. Car contre les Anglaises, avant de marquer, il faudra d'abord résister dimanche : à leur pack surpuissant, dans le sillage de leur talonneuse Amy Cokayne, déjà auteure de cinq essais sur ballons portés cette année, et à la vitesse de leurs trois-quarts, avec notamment leur arrière Ellie Kildunne.

Enrayer la puissante machine anglaise

"La façon dont elles construisent leur rugby, c'est que souvent, dans les vingt premières minutes, elles mettent suffisamment de points pour pouvoir après, (presque) gérer le match", a insisté le sélectionneur, en rappelant que les Anglaises "ont failli le payer cash", l'an dernier, à Twickenham contre les Bleues, en s'imposant finalement 43-42 après avoir mené 31-7 à la 23e.

D'où l'idée pour les Françaises "de les attaquer sur ce point fort, d'essayer de les faire douter dès le début, pour enrayer la machine. Et une fois que la machine s'enraye, taper là où ça fait mal", a expliqué François Ratier.

Pour "matcher et dominer le plus possible physiquement devant", le sélectionneur des Bleues a procédé à deux changements chez les avants, avec le retour d'Ambre Mwayembe en pilier gauche à la place d'Yllana Brosseau et celui d'Axelle Berthoumieu en flanker à celle de Charlotte Escudero.

Deux changements donc devant, avec pour cheffe de cordée toujours Manae Feleu, la troisième ligne et capitaine, "super frontale en défense", s'est félicité François Ratier. Mais il reste de la continuité avec la même ligne de trois-quarts depuis le début du Tournoi, exceptés les deux forfaits sur blessures des centres Joanna Grisez et Gabrielle Vernier.

Confiance maintenue donc à toutes ces joueuses à zéro sélection avant le Tournoi, comme l'arrière toulousaine Pauline Barrat (21 ans), l'ailière clermontoise Anaïs Grando (23 ans) ou la centre bordelaise Aubane Rousset (22 ans).

Une jeunesse virevoltante toujours conduite par la même guide, la demi de mêlée toulousaine Pauline Bourdon-Sansus, du haut de ses 30 ans et 75 sélections. La seule de l'équipe à avoir goûté à la victoire contre les Anglaises, en 2018, lors du dernier Grand Chelem des Bleues.

Avec AFP