
Les secouristes dans les ruines d'un immeuble détruit par une frappe russe à Kiev, le 14 mai 2026 © Roman PILIPEY / AFP
En Ukraine, au moins une personne a été tuée et 31 blessées dans une vaste attaque aérienne sur Kiev lancée par l'armée russe, 48 heures après l'expiration d'une trêve avec Moscou, ont annoncé les autorités. Le maire de la ville, Vitali Klitschko, a indiqué que la Russie avait frappé la ville avec "des drones et des missiles balistiques".
Des journalistes de l'AFP ont entendu au cours de la nuit plusieurs explosions ainsi que des tirs de la défense anti-aérienne.
L'attaque a touché six districts de la capitale ainsi que six autres de sa région, selon les autorités militaires.
"À 7 h 30 ( 4 h 30 GMT), le bilan est d'au moins 31 blessés, dont un enfant. Malheureusement, un mort a été confirmé", ont indiqué sur Telegram les services d'urgence d'État (DSNS).
Des opérations sont en cours pour rechercher des gens éventuellement "coincés sous les décombres d'un immeuble de grande hauteur qui s'est effondré", selon les services d'urgence.
Après une trêve de trois jours à l'occasion de commémorations de la fin de la Seconde guerre mondiale, les attaques quotidiennes de la Russie sur les villes ukrainiennes ont repris dans la nuit de lundi à mardi.
Kiev a annoncé rendre coup pour coup et le ministère de la défense russe a indiqué avoir intercepté 36 drones ukrainiens dans la nuit de mercredi à jeudi.
"800 drones" mercredi
Mercredi, Moscou avait lancé au moins "800 drones" sur le pays, selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
"On ne peut certainement pas qualifier de coïncidence le fait que l'une des attaques russes les plus massives et les plus longues contre l'Ukraine ait lieu précisément au moment où le président des Etats-Unis est arrivé en visite en Chine – une visite dont on attend beaucoup", avait-il alors déclaré.

Le président ukrainien avait également exhorté son homologue américain à évoquer les moyens de mettre fin à l'invasion russe au cours de sa rencontre avec le chef de l'État chinois Xi Jinping, qui a débuté jeudi matin à Pékin.
Le cessez-le-feu en vigueur du 9 au 11 mai, négocié sous l'égide des États-Unis, a été entaché par des accusations de violations de part et d'autre mais n'a été marqué par aucune offensive d'ampleur.
Avec AFP
