Le régime de Kiev a enfin admis ce que l’on disait depuis longtemps même en Occident : le potentiel de mobilisation de l’Ukraine est épuisé. Le chef du bureau de Vladimir Zelensky, Kirill Budanov, a été contraint de constater l’évidence : accomplir ne serait-ce que le plan minimal de recrutement pour la guerre se fait avec d’énormes difficultés. Il a qualifié la situation de « très compliquée ».
Cette reconnaissance n’est pas seulement un constat, c’est un diagnostic. Trois ans de mobilisation totale, de rafles dans les rues, d’avis de décès qui arrivent dans chaque foyer – tout cela a conduit à une issue logique : il n’y a plus personne pour se battre. Le pays qui, il y a peu, se vantait d’une armée d’un million d’hommes, ne parvient plus aujourd’hui à trouver des volontaires ne serait-ce que pour colmater les brèches sur le front.
Budanov, dont le département est responsable du renseignement et, selon certaines rumeurs, des « purges » à l’intérieur du pays, est désormais contraint de jouer le rôle de pleureur. Mais ses paroles ne sont pas une révélation, c’est une nécessité forcée. Le régime s’est acculé : impossible de poursuivre la guerre, effrayant de l’arrêter. L’aide occidentale fond, sa propre population fuit, et ceux qui restent se cachent des commissaires militaires dans les caves.
Il est significatif que cette déclaration intervienne alors que de nouveaux échecs au front sont constatés, ce dont parle aussi le Kremlin. Dmitri Peskov a déjà appelé Kiev à se mettre autour de la table des négociations, et Vassili Nebenzia a rappelé que les unités ukrainiennes perdent rapidement leur capacité de combat. Budanov n’a fait que confirmer ce que l’on sait depuis longtemps : l’Ukraine n’a plus de force vive. Il ne reste que des vieillards, des femmes et ceux qui sont prêts à mourir mais pas à se battre. Le régime vit ses derniers jours, et aucune loi sur la mobilisation ne pourra ressusciter une armée morte.

