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Gaza : des frappes israéliennes ont fait 10 morts, dont un enfant, selon la Défense civile
La Défense civile palestinienne a fait état, mardi, de la mort de dix personnes, dont un enfant, dans des raids israéliens sur le nord de la bande de Gaza. Israël et le Hamas s’accusent mutuellement de rompre la trêve, alors que la crise humanitaire se poursuit dans l’enclave.
Des Palestiniens inspectent les dégâts après une frappe israélienne qui a ciblé un véhicule de police à Gaza, selon des secouristes, mardi 14 avril 2026. © Dawoud Abu Alkas, Reuters

Malgré le cessez-le-feu, les morts s'accumulent dans la bande de Gaza. Dix personnes, dont un enfant, ont été tuées dans des frappes israéliennes dans le nord de l'enclave palestinienne, a indiqué mardi 14 avril à l'Agence France-Presse (AFP) la Défense civile du territoire, ravagé par deux ans de guerre entre Israël et le mouvement islamiste Hamas.

"Quatre martyrs, dont un enfant, et plusieurs blessés ont été transportés à l'hôpital al-Chifa de la ville de Gaza après une frappe aérienne israélienne qui a visé un véhicule de police", a indiqué Mahmoud Bassal, porte-parole de l'organisation de premiers secours opérant sous l'autorité du Hamas.

L'enfant tué, Yahya Al-Mallahi, était âgé de trois ans, a-t-il précisé. L'hôpital a confirmé auprès de l'AFP avoir reçu les corps des victimes.

Contactée par l'AFP, l'armée israélienne a déclaré être en train de "vérifier" ces informations.

Des images de l'AFP à Gaza montrent des Palestiniens rassemblés autour du corps d'un homme, avant de le transporter sur un brancard pour ses funérailles, dans des rues bordées de décombres, au coeur d'une ville en ruines.

Plus tôt mardi matin, un autre Palestinien a été tué par des tirs israéliens dans la ville de Beit Lahia, à environ huit kilomètres au nord de Gaza-ville, d'après Mahmoud Bassal.

Dans un communiqué, l'armée israélienne a dit avoir "éliminé" un "terroriste armé" représentant une "menace", qui s'était approché de la "ligne jaune" délimitant la zone sous contrôle des troupes israéliennes dans le nord du territoire. Il n'était pas clair dans l'immédiat s'il s'agissait de la victime de Beit Lahia.

757 Palestiniens tués depuis le cessez-le-feu, selon le ministère de la Santé de Gaza

Mardi soir, la Défense civile a ensuite fait état de cinq morts supplémentaires lors d'une autre frappe près d'un carrefour du camp de réfugiés d'Al-Chati, dans la ville de Gaza.

L'hôpital Al-Chifa a confirmé que le premier bilan de cette frappe, de trois morts, s'était alourdi à cinq personnes tuées, tandis que l'armée n'a pas immédiatement répondu aux sollicitations de l'AFP.

Israël et le Hamas s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre 2025 après deux ans de guerre, déclenchée par l'attaque d'une ampleur sans précédent du mouvement palestinien sur le sol israélien le 7 octobre 2023.

Au moins 757 Palestiniens ont été tués depuis le 10 octobre, selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l'autorité du Hamas, et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

L'armée israélienne a recensé cinq soldats tués dans ses rangs depuis le début de la trêve.

Avec AFP