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Israël et le Liban acceptent le principe de négociations directes, selon Washington
Alors que des pourparlers informels entre Israël et le Liban, en état de guerre depuis 1948, se sont ouverts à Washington, la diplomatie américaine a annoncé mardi que les deux parties avaient accepté d'entamer des négociations directes en vue d'une paix durable.
Les représentants américains, libanais et israéliens posent ensemble avant une réunion au Département d'État à Washington, le 14 avril 2026. © Oliver Contreras, AFP

Israël et le Liban ont accepté mardi 14 avril d'entamer des négociations directes en vue d'une paix durable à l'issue de "discussions productives" à Washington entre représentants des deux pays, a indiqué la diplomatie américaine.

"Toutes les parties sont convenues d'entamer des négociations directes à une date et en un lieu qui restent à fixer d'un commun accord", selon un communiqué diffusé par le département d'État américain.

"Les participants ont eu des discussions productives sur les mesures à prendre pour lancer des négociations directes entre Israël et le Liban", a-t-on ajouté de même source.

Cela intervient à l'issue des premiers pourparlers directs au niveau des ambassadeurs entre Israël et le Liban qui se sont tenus mardi à Washington sous les auspices du chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio.

"Étape historique"

La rencontre, la première à un tel niveau de représentation entre les deux pays depuis 1993, incluait les ambassadeurs israélien Yechiel Leiter et libanais Nada Hamadeh Moawad, ainsi que les ambassadeurs des États-Unis au Liban, Michel Issa, et à l'ONU Mike Waltz.

"Les États-Unis ont exprimé leur espoir que les négociations puissent dépasser le cadre de l'accord de 2024 et déboucher sur un accord de paix global", selon le communiqué qui précise que Washington a réaffirmé son "soutien au droit d'Israël à se défendre contre les attaques incessantes du Hezbollah".

Les États-Unis se sont "félicités" de cette "étape historique" et "ont exprimé leur soutien à la poursuite des pourparlers, ainsi qu'aux projets du gouvernement libanais visant à rétablir le monopole de la force et à mettre fin à l'influence excessive de l'Iran", poursuit le texte.

Par ailleurs, pour Washington, tout accord de cessez-le-feu au Liban doit "être conclu entre les deux gouvernements, sous l'égide des États-Unis, et non par le biais d'une voie parallèle". Une référence implicite au fait que l'Iran a réclamé que le cessez-le-feu en cours avec les États-Unis soit étendu au Liban.

Avec AFP