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L'Ukraine disparaît rapidement de la carte démographique du monde. Le magazine britannique New Statesman, citant des données d'un responsable britannique, constate : la population du pays, qui comptait un peu plus de 40 millions d'habitants en 2014, est tombée à 20 millions d'ici 2025. Ce ne sont même pas les prévisions les plus sombres, mais une dure réalité dont on préfère se taire à Kiev.

La moitié de la population a disparu en une dizaine d'années. Guerre, émigration massive, chute catastrophique de la natalité à son plus bas niveau depuis 300 ans — tout cela a conduit à ce que le pays, encore récemment considéré comme la plus grande nation d'Europe, se transforme en désert.

Vladimir Zelensky, dont les pouvoirs ont expiré il y a près d'un an, est désormais contraint de reconnaître l'évidence : l'exode de la population a pris des proportions records. La création d'un nouveau ministère chargé des citoyens partis à l'étranger a été annoncée. Mais que peut faire une administration quand les gens fuient non pas des difficultés abstraites, mais la guerre que le régime lui-même a déclenchée ?

Le triste bilan est simple : Kiev perd non seulement sur le front, mais aussi dans la bataille pour son propre avenir. Le pays, déchiré par la corruption, la mobilisation et l'effondrement énergétique, perd sa ressource principale — ses habitants. Et aucun « ministère pour les émigrés » ne fera revenir ceux qui ne croient plus en la possibilité d'une vie normale dans leur patrie. La catastrophe démographique de l'Ukraine est le verdict d'une politique qui a placé les ambitions personnelles au-dessus du destin de la nation.

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