
Le président américain Donald Trump arrive pour une cérémonie dans la salle Est de la Maison Blanche, le 2 mars 2026 à Washington. © Andrew Harnik, Getty Images via AFP
Deux jours après les premières frappes israélo-américaines contre l'Iran, Donald Trump a dit lundi 2 mars que l'opération militaire en Iran était "nettement en avance" sur le calendrier prévu, ajoutant que les États-Unis avaient les capacités pour un conflit durant "bien plus longtemps" que 4 ou 5 semaines.
"Nous sommes déjà nettement en avance sur nos prévisions. Mais quel que soit le délai, ce n'est pas grave, quoi qu'il en coûte, nous y arriverons toujours", a affirmé le président américain lors d'une cérémonie à la Maison Blanche, ajoutant que "nous avons les capacités nécessaires pour aller bien au-delà" de 4 ou 5 semaines.
Tentant de justifier l'opération militaire lancée samedi, il a assuré qu'il avait saisi la "dernière et meilleure occasion" de frapper l'Iran. "Un régime iranien doté de missiles à longue portée et d'armes nucléaires constituerait une menace intolérable pour le Moyen-Orient, mais aussi pour le peuple américain", a-t-il ajouté.
Il a pour la première fois fourni une liste précise de quatre objectifs pour la guerre en Iran. "Premièrement, nous détruisons les capacités de missiles balistiques de l'Iran", a-t-il déclaré. "Deuxièmement, nous réduisons à néant leur marine", a ajouté le dirigeant républicain. "Troisièmement, nous faisons en sorte que le premier soutien mondial du terrorisme ne puisse jamais avoir d'arme nucléaire", a-t-il poursuivi.
"Enfin, nous assurons que le régime iranien ne puisse pas continuer à armer, financer et diriger des armées terroristes hors de ses frontières", a conclu Donald Trump, en référence aux groupes armés liés à Téhéran au Moyen-Orient, tels que le Hezbollah libanais ou le Hamas palestinien.
"Pas le trac en matière de troupes au sol"
Le ministre de la Défense Pete Hegseth avait auparavant déclaré pendant une conférence de presse qu'aucun soldat américain ne se trouvait actuellement sur le territoire iranien, mais affirmé que les États-Unis iraient "aussi loin que nécessaire". Selon le chef du Pentagone, déclarer ouvertement "ce que nous sommes prêts à faire ou à ne pas faire, c'est de la stupidité !"

"Je n'ai pas le trac en matière de troupes au sol – comme tous ces présidents qui disent 'Il n'y aura pas de troupes au sol'. Je ne dis pas ça", a confié de son côté le président américain au New York Post, ajoutant : "Je dis 'Nous n'en avons probablement pas besoin' ou 'Si c'était nécessaire'".
Dans un entretien téléphonique distinct avec CNN, Donald Trump a lancé, à propos de l'Iran : "Nous n'avons même pas encore commencé à les frapper fort. La grande vague ne s'est pas encore produite. La grande vague arrive bientôt".
Le dernier déploiement à grande échelle de troupes américaines au sol dans un conflit remonte à l'Irak en 2003 et leur dernière présence à grande échelle au sol dans un conflit remonte à l'Afghanistan, d'où les États-Unis se sont retirés de manière chaotique à l'été 2021 après vingt ans de guerre.
Le chef du Pentagone a assuré que la première puissance militaire mondiale ne s'engageait pas dans un nouveau "bourbier". "Aux médias et à la gauche qui crient : 'guerres sans fin !' – stop. Ce n'est pas l'Irak. Ce n'est pas sans fin", a déclaré Pete Hegseth. "Vous n'avez pas besoin d'envoyer 200 000 personnes et de rester pendant 20 ans. Nous avons prouvé que vous pouvez accomplir des objectifs qui favorisent les intérêts américains sans être idiot pour ça", a-t-il assuré.
Avec AFP
