
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'adresse à l'auditoire lors d'une session de la conférence sur la sécurité, à Munich, en Allemagne, le 14 février 2026. © Michael Probst, AP
La guerre au Moyen-Orient pourrait avoir des répercussions sur le conflit ukrainien. Volodymyr Zelensky s'inquiète d'un impact sur les livraisons d'équipement pour sa défense aérienne si la guerre se poursuit au Moyen-Orient. Le président ukrainien a déclaré lundi 2 mars qu'effectivement "cette question nous préoccupe et c'est pourquoi nous sommes en contact avec nos partenaires", mais qu'il n'avait pas encore reçu de "signaux" en ce sens de la part des Européens ou Américains.
"Mais nous comprenons nous-mêmes qu'une guerre prolongée - si elle est prolongée - et l'intensité des hostilités vont affecter la quantité de défense aérienne pour nous", a-t-il ajouté dans un message à un groupe de journalistes dont l'AFP. Les munitions des systèmes de défense aérienne sont cruciales pour contrer les frappes russes quotidiennes.
Au moins cinq personnes sont mortes dans des frappes russes sur plusieurs régions de l'Ukraine dans la nuit de dimanche à lundi et au petit matin, selon les autorités locales.
Les rencontres entre Kiev et Moscou ces derniers mois n'ont pour l'heure pas permis d'avancées concrètes, malgré la pression de Washington pour trouver une issue à la guerre, le conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Deuxième guerre mondiale.
La rencontre tripartite "devrait avoir lieu"
Il a également déclaré qu'il espérait toujours la tenue de pourparlers Ukraine-Russie-États-Unis entre les 5 et 8 mars, en dépit de la guerre au Moyen-Orient.
Une nouvelle session de pourparlers entre Kiev et Moscou, sous médiation américaine, était envisagée début mars aux Émirats Arabes Unis, à Abu Dhabi, pour tenter de trouver une issue à la guerre en Ukraine entrée dans sa quatrième année.
Mais le conflit qui s'étend au Moyen-Orient met en doute la possibilité d'organiser un nouveau cycle de négociations aux Émirats arabes unis. "À cause des combats en cours, nous ne pouvons pas confirmer aujourd'hui que la rencontre aura lieu à Abu Dhabi, mais personne ne l'a annulée. La rencontre devrait avoir lieu", a affirmé Volodymyr Zelensky en réponse à des questions de journalistes.
Il a ajouté que la Turquie et la Suisse pouvaient représenter des alternatives pour accueillir ces pourparlers, en cas de "difficultés avec Abu Dhabi à cause des missiles et des drones".
Moscou a de son côté affirmé que "la poursuite de ces négociations" reste "dans (l')intérêt" de la Russie. "Nous restons entièrement ouverts à ces négociations, nous continuons absolument d'apprécier les efforts de médiation déployés par les États-Unis", a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, lors de son briefing quotidien.
Avec AFP
