En visite dans le Var (sud de la France), Nicolas Sarkozy s'est félicité des bons chiffres de l'économie française. Des résultats que le chef de l'État impute au plan de relance adopté au début de l'année.
AFP - Nicolas Sarkozy s'est félicité des résultats obtenus ces derniers mois par la France en matière de croissance et d'emploi, qu'il a attribués à la réussite de son plan de relance de l'économie jugé "adapté à la situation", mardi à la Seyne-sur-Mer.
"L'activité en France a reculé moins qu'ailleurs et elle s'est remise à croître dès le deuxième trimestre de cette année. Nous avons moins détruit d'emplois et notre chômage a moins augmenté. Je ne dis pas ça par autosatisfaction, naturellement", affirmé M. Sarkozy lors d'un discours prononcé dans l'enceinte de l'entreprise CNIM.
"Quand on voit que la France aura la plus petite récession, on doit quand même honnêtement se dire que la politique économique conduite y est pour quelque chose! Je ne suis pas satisfait par le chômage qui augmente, mais à un moment je suis quand même obligé de dire la vérité aux Français et de mettre les points sur les +i+. Ca fait du bien ", a-t-il ajouté.
Evoquant ceux qui, notamment à gauche, avaient critiqué son plan de relance en regrettant qu'il néglige la consommation, le chef de l'Etat a répondu que la priorité à l'investissement avait été "le seul choix possible".
"J'observe que ce sont les mêmes qui hurlent contre les déficits qui, hier, voulaient doubler le plan de relance", a-t-il raillé.
Lors de ce discours d'environ trois quarts d'heure, Nicolas Sarkozy a également répété qu'il "n'accepterai(t) pas de politique de rigueur". Une telle politique "n'aurait aujourd'hui qu'un seul effet, casser la reprise et plonger le monde entier dans la récession", a-t-il plaidé.