
Les négociations entre l'Ukraine et la Russie ne laissent pas encore entrevoir de cessez-le-feu et les sanctions occidentales contre Moscou pourraient être renforcées. L'Allemagne, qui dépend pour 40 % de ses besoins du gaz russe (contre 55 % avant la guerre en Ukraine), s'organise pour anticiper d'éventuelles ruptures d'approvisionnement.
Face aux sanctions qui la frappent, la Russie avait fait savoir, le 24 mars, qu'elle exigeait désormais que son gaz lui soit payé en roubles, ce que l'UE et le G7 ont refusé. Vladimir Poutine a finalement convenu que rien ne changerait pour les partenaires européens, qui pourraient continuer à payer en euros.
En attendant des précisions écrites, Berlin a mis en place une cellule de crise et activé un dispositif d'alerte en 3 étapes. Le premier niveau, celui de "l'alerte précoce", est activé. Au troisième et dernier stade, les pouvoirs publics prendraient des mesures pour "réguler" la distribution et les entreprises pourraient même être rationnées. Berlin se veut cependant rassurante et affirme que "la sécurité de l'approvisionnement" est pour l'instant garantie, alors que ses réserves de gaz sont remplies à 25 %.