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Les sept pays euroméditerranéens (Med7) réunis à Ajaccio ont réaffirmé leur volonté de relancer le dialogue avec la Turquie, tout en brandissant la menace de nouvelles sanctions si Ankara s'y oppose.
Les pays de l'UE du pourtour méditerranéen (Med7) souhaitent "réengager" un dialogue de bonne foi avec la Turquie, qui mène une politique hégémonique en Méditerranée, a affirmé jeudi 10 septembre le président français Emmanuel Macron à l'issue d'un sommet du Med7.
"Nous avons collectivement réaffirmé une volonté de réengager un dialogue responsable et de trouver les voies de l'équilibre dans la région (...) Nous n'avons aucune naïveté, mais nous souhaitons le réengager de bonne foi", a déclaré le chef de l'État. "Notre objectif, c'est véritablement de restaurer des relations normales avec la Turquie", a-t-il ajouté.
Les tensions entre Athènes et Ankara se sont aggravées depuis le lancement en août d'une campagne turque de prospection gazière dans une zone contestée de Méditerranée orientale riche en hydrocarbures. La Grèce, la France et l'Italie ont procédé récemment à des manœuvres militaires dans ce secteur.
Une avancée tangible à l’issue du sommet Med7 : nous avons un agenda commun de souveraineté, d’exigence et de dialogue en Méditerranée. pic.twitter.com/fBDThKQdg9
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) September 10, 2020La menace de sanctions
Dans le communiqué publié à l'issue du sommet, les Sept (France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Malte et Chypre) réaffirment leur "plein soutien et [leur] entière solidarité avec Chypre et la Grèce face aux atteintes répétées à leur souveraineté et à leurs droits souverains ainsi qu’aux mesures agressives prises par la Turquie."
"Nous soutenons que si la Turquie ne progresse pas sur la voie du dialogue et ne met pas un terme à ses activités unilatérales, l’UE est prête à élaborer une liste de mesures restrictives supplémentaires qui pourraient être évoquées lors du Conseil européen des 24 et 25 septembre 2020", ajoutent-ils.
Les dirigeants européens n'auront "pas d'autre choix" que d'imposer des "sanctions significatives" à la Turquie si celle-ci "refuse d'entendre raison", avait déjà martelé le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis avant le sommet.
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À l'ouverture du sommet, Emmanuel Macron avait estimé que la Turquie n'était "plus un partenaire" en Méditerranée orientale, tout en exprimant son "souhait profond" de réengager un "dialogue fécond" avec Ankara, malgré ses activités de forage "inacceptables".
Il avait par ailleurs déploré que la Turquie ait signé des "accords inacceptables avec le gouvernement d'entente libyen, niant les droits légitimes de la Grèce". "Nous devons, nous Européens, être clairs et fermes avec le gouvernement du président Erdogan qui aujourd'hui a des comportements inadmissibles", a-t-il ajouté.
"J'espère que les discussions de cet après-midi nous permettront d'avancer sur une position commune et mon souhait profond est de réengager un dialogue fécond avec la Turquie."
Avec AFP et Reuters