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Tir de missile nord-coréen : Trump ne "permettra plus" que la Chine n'agisse pas

Le président américain Donald Trump a prévenu qu'il ne permettrait plus à la Chine de "ne rien faire" face à la Corée du Nord, après le tir d'un missile intercontinental réussi par Pyongyang, qui affirme pouvoir atteindre le territoire américain.

Après le tir vendredi d'un missile intercontinental par la Corée du Nord, le président américain Donald Trump a critiqué, samedi 29 juillet, l'inaction de la Chine face à son voisin.

Dans un message publié sur son compte Twitter, le locataire de la Maison Blanche s'est dit "très déçu" par la Chine et a estimé que le pays ne faisait rien pour aider les États-Unis sur le dossier nord-coréen. Il a ajouté qu’il ne permettrait plus à la République populaire de "ne rien faire" face à la Corée du Nord. "La Chine pourrait facilement résoudre ce problème !", a ajouté le président américain.

L'ambition nord-coréenne de se munir de la puissance nucléaire pose un épineux problème à Donald Trump, qui est en désaccord avec Pékin sur la manière de gérer le régime de Pyongyang. À plusieurs reprises, le président américain a pressé la Chine de contenir les ambitions de son récalcitrant voisin, mais Pékin lui rétorque que le dialogue est le seul moyen de faire influer les positions.

La Chine, principale alliée de Pyongyang, a cependant condamné le tir en soulignant qu'elle "s'oppose aux violations par la Corée du Nord des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU".

Le tweet de Donald Trump sur la Chine

I am very disappointed in China. Our foolish past leaders have allowed them to make hundreds of billions of dollars a year in trade, yet...

— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) 29 juillet 2017

Survol de deux bombardiers américains

Deux bombardiers de l'US Air Force ont survolé samedi la péninsule coréenne en riposte aux récents essais de missile de la Corée du Nord, a annoncé dimanche l'armée américaine. Les avions ont décollé d'une base américaine de l'île de Guam, dans l'archipel des Mariannes, et ont été rejoints pendant l'exercice par des avions de combat japonais et sud-coréens.

"La Corée du Nord reste la menace la plus urgente à la stabilité régionale", a déclaré le général Terrence J. O'Shaughnessy, à la tête de l'aviation américaine dans le Pacifique. "Nous sommes prêts à répondre par une force rapide, mortelle et écrasante à l'heure et à l'endroit de notre choix", a-t-il ajouté.

La Corée du Nord affirme pouvoir atteindre les États-Unis

Le leader communiste nord-coréen Kim Jong-un s'est targué que l'ensemble du territoire des États-Unis est "à portée de tir (...) n'importe où, n'importe quand", après ce nouveau tir de missile balistique intercontinental (ICBM), jugé par les experts capable de toucher la côte est des États-Unis. Des experts estiment que le missile de vendredi serait significativement plus puissant. Kim Dong-yub, de l'Institut des études extrême-orientales de l'Université Kyungnam, en Corée du Sud, pense que Pyongyang pourrait avoir réussi à miniaturiser des charges jusqu'à 750 kg, ce qui donnerait une portée de 10 000 km à un missile.

"En tenant compte de la rotation de la Terre, cela signifie qu'il pourrait atteindre non seulement des villes de l'ouest mais également New York et Washington", a-t-il expliqué à l'AFP.

Avec AFP et Reuters