
Alors qu'une nouvelle flambée de violences a eu lieu, samedi, au Venezuela, l'opposition au président Maduro a convoqué une grève de 48 heures mercredi et jeudi prochains contre le gouvernement et son projet de modifier la Constitution.
"Nous convoquons tout le peuple, tous les secteurs, à 48 heures de grève civique." À l'issue d'une nouvelle journée de protestation émaillée de violences, l'opposition vénézuélienne a convoqué, samedi 22 juillet, une grève mercredi et jeudi prochains contre le président Nicolas Maduro et son projet de modifier la Constitution.
C'est le député Simon Calzadilla au nom de la Table de l'unité démocratique (MUD), la coalition de l'opposition, qui a lancé l'appel à la grève. Le député a également appelé à une marche le vendredi 28 juillet pour exiger que le président Maduro "retire" son projet d'assemblée constituante. C'est, en effet, dimanche 30 juillet que doivent être élus les 545 membres de cette assemblée censée réécrire l'actuelle Constitution. L'opposition, majoritaire au Parlement, considère que les modalités de désignation de ces membres, voulues par le président Maduro, ne sont pas équitables et favorisent le camp chaviste.
Samedi, les forces de l'ordre vénézuéliennes ont eu recours à des grenades lacrymogènes pour disperser plusieurs centaines de jeunes manifestants qui défilaient à Caracas en direction du siège de la Cour suprême. Parmi les blessés figure Wuilly Arteaga, un violoniste de 23 ans devenu célèbre en jouant l'hymne national face aux policiers pendant que des heurts se déroulaient autour de lui. Par ailleurs, selon Henrique Capriles, l'un des chefs de file de l'opposition, Angel Zerpa, l'un des treize membres de la Cour suprême parallèle, a été arrêté samedi par les services de renseignement.
Une grève générale de 24 heures a déjà eu lieu jeudi et vendredi. La MUD a déclaré qu'elle avait été suivie à 85 %, alors que Nicolas Maduro et d'autres responsables gouvernementaux ont affirmé qu'elle avait été un échec, déclarant que les secteurs clés de l'économie avaient fonctionné normalement.
Depuis le début des troubles en avril, une centaine de personnes sont mortes, dont cinq lors de la seule grève nationale de jeudi.
Avec AFP et Reuters