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Trump trolle la Terre entière en voulant construire des panneaux solaires sur son mur avec le Mexique

Dis-moi Donald, tu te foutrais pas un tout petit peu de nous, là ?

Donald Trump, c’est quand même le prince des décisions imprévisibles. Après avoir retiré son pays des accords de Paris sur le climat, déstabilisant ainsi la fragile dynamique écologique qui régnait sur la planète depuis la COP 21, Donald Trump annonce vouloir installer des panneaux solaires sur le mur qu’il souhaite construire entre le Mexique et les États-Unis. Si ce n’est pas du trolling haut niveau ça, il faut qu’on m’explique.

C’est lors d’un discours prononcé mercredi 21 juin durant un meeting dans l’Iowa que le président des États-Unis a expliqué son idée. "Nous réfléchissons à quelque chose d’unique sur la frontière, là où il y a beaucoup de soleil et où il fait très chaud. On pense à un mur solaire, qui créerait de l’énergie et rapporterait de l’argent. Et comme ça, le Mexique dépensera moins pour le construire. Plus il sera long, plus il sera rentable", a expliqué Donald Trump à la foule de ses partisans.

Donald Trump says "we will build a solar wall" along Mexico border https://t.co/598isRMkuF pic.twitter.com/Fa63a65tBj

— Bloomberg (@business) 22 juin 2017

Il a conclu son annonce avec l’une des phrases incisives et d’une intelligence rare dont il a le secret. "Plutôt une bonne imagination, non ? C’est une bonne idée, hein ? Eh bien c’est mon idée…" Merci Donald pour cette sagacité à toute épreuve. En effet, c’est une bonne idée d’installer des panneaux solaires sur un mur qui devrait faire 3 000 kilomètres de long, coûter plus de 15 milliards de dollars et être un véritable désastre écologique. Ca rattrapera le coup, quoi.

Rappelons que l’administration de la Maison Blanche a lancé il y a plusieurs mois un appel à propositions pour la construction du mur. Plusieurs projets, dont celui de l’homme d’affaires Thomas Gleason, évoquaient déjà l’idée de la construction de panneaux solaires. Du reste, Donald Trump compte toujours faire construire le mur aux frais du Mexique, qui s’y refuse catégoriquement. Enseveli sous une montagne de problèmes, le projet est, six mois après l’investiture de Donald Trump, quasiment au point mort.

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