
Imaginés par Anders Bringdal et Alain Thébault, les bateaux volants Sea Bubbles seront bientôt disponibles à Paris. Quatre devraient être mis à l'eau dès la fin du mois de septembre.
Lors du salon de l’innovation et des technologies VivaTech de 2016, le suédois Anders Bringdal présentait Sea Bubbles, ces bateaux volants au-dessus de l’eau, "avec une maquette en mousse", explique-t-il.
Un an plus tard, la création de cet ex-surfeur professionnel d’une cinquantaine d’années est fin prête à voler au-dessus de la Seine.
Premier #SeaBubbles présenté à Paris lors de #VivaTech ! Sacrée bête. pic.twitter.com/8FfzPdLmqs
— Benjamin Bruel (@BruelBen) 15 juin 2017
"L’idée, c’est de pouvoir traverser Paris pour 15 ou 20 euros"
Alors que sa start-up cofondée avec le Français Alain Thébault vient de faire une nouvelle levée de fonds de 100 millions d’euros, Mashable FR a rencontré l'ancienne légende de la planche à voile pour en apprendre plus sur l'arrivée de l’imposante machine luxueuse. Initialement, il était prévu que les taxis Sea Bubbles soient fonctionnels à Paris dès ce mois de juin. "Mais nous n’avions pas assez de bateaux et la start-up a grandi très, très vite. Nous avons montré que nous étions capables de réaliser ces taxis volants avec un véritable Sea Bubbles, pas un prototype, et désormais nous glissons vers l’opérationnel", explique Anders Bringdal.
Selon lui, cette première phase "opérationnelle" devrait s’achever prochainement. "Le 30 septembre, on sera sur la Seine avec quatre bateaux", promet-il, sûr de son affaire. Ces engins à propulsion électrique, qui s’élèvent au-dessus de l’eau dès 5 nœuds (10km/h), sans faire de bruit, sont pour le moment construits en France et en Suisse, notamment à Lausanne, dans l’usine où ont été mis sur pied les avions électriques et solaires Solar Impulse.
Révélation de la 1ère #Seabubbles au monde entier, avec nos amis @pascaldemurger et @NicolasBoudinet de @MAIF. Merci pour votre soutien ! pic.twitter.com/hmbb5dQTd5
— SeaBubbles (@SeaBubbles) 15 juin 2017
Si Anders Bringdal reste discret sur le coût de production d’une machine, il explique qu’un "Bubble" prend deux à trois mois pour être construit. Concrètement, la machine est composée de 80 % de matière biodégradable et fonctionne à l’aide de batteries au lithium d’un total de 20 kilowatt. Deux moteurs propulsent l’engin, prenant la charge de 10 kilowatt chacun et un système de récupération de l’énergie solaire est installé sur le ponton. L’autonomie durera 8 heures environ.
Prix peu élevé et conscience écologique : l'idée qui s'envole dans le monde entier
Monter dans un Sea Bubble sera-t-il possible pour le Parisien lambda ? Ou s’agira-t-il uniquement d’un produit de luxe et occasionnel, destiné aux touristes et aux personnes aisés ? "Prendre un Sea Bubbles coutera évidemment plus cher que monter dans le métro. Mais nous n’avons pas l’intention d’être plus cher que Uber ou les taxis parisiens classiques. L’idée, c’est de pouvoir traverser Paris pour 15 ou 20 euros", affirme Anders Bringdal.
"Une avalanche de personnes cherchent de meilleures solutions pour voyager dans la ville. Des solutions mobiles rapides mais des solutions vertes"
Pour un objet écologique, avec un hardware pointu et un design léché, on se dit que ce n’est pas vraiment cher. Voire même trop peu cher. "Une avalanche de personnes cherchent de meilleures solutions pour voyager dans la ville. Des solutions mobiles rapides mais des solutions vertes", explique encore le Suédois.
Entre le prix peu élevé, la conscience écologique et la vitesse, l’idée séduit. Les créateurs de Sea Bubbles vont entamer un tour du monde – avec notamment San Francisco, Dubaï ou Miami en ligne de mire – pour présenter leur produit. "On a une demande phénoménale à l'étranger. Comme Paris, beaucoup de villes sont totalement bloquées dans les transports. Regardez l’engouement autour de l’Hyperloop. Mais on ne veut pas aller trop vite non plus", explique-il.
Le but est de s’exporter dans une quinzaine de villes dans les mois à venir. Pas plus. La première sera sans doute Chicago, "en 2018", explique Anders Bringdal. D’autant plus que, après avoir levé 10 millions en mai et 100 millions en juin, d’autres investisseurs pourraient se rapprocher de Sea Bubbles, dont peut-être, espèrent-ils, des géants de la tech américains.
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