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Le Mouvement d'émancipation du delta du Niger (Mend) a décrété, de manière unilatérale, un cessez-le-feu de 60 jours. Les rebelles assurent vouloir permettre la tenue de négociations de paix avec le gouvernement.

REUTERS - Les rebelles nigérians du Mouvement d'émancipation du delta du Niger (Mend) ont annoncé qu'ils observeraient un cessez-le-feu de 60 jours à partir de mercredi, après la libération de leur dirigeant Henry Okah.


Le Mend assure qu'il cessera ses attaques contre l'industrie pétrolière et gazière du Nigeria afin de permettre la tenue de
pourparlers de paix avec le gouvernement.


"Nous espérons que la période de cessez-le-feu permettra l'apparition d'un environnement propice à un dialogue constructif", écrit le Mend dans un communiqué.


Okah a été libéré de prison lundi, après avoir accepté l'offre d'amnistie présentée par le président du Nigeria Umaru Yar'Adua.


Mardi, il a indiqué que la violence se poursuivrait probablement tant que les autorités n'auraient pas engagé des négociations avec les factions rebelles.


La dernière attaque menée par le Mend, lundi, visait un embarcadère de pétroliers de Lagos et constituait la première
attaque hors du delta du Niger.


Le niveau de violence a contraint Royal Dutch Shell, Chevron et Agip à réduire leur production de 300.000 barils par jour sur les six dernières semaines.


Le Mend avait fait savoir lundi qu'il souhaitait des pourparlers, mais menacé d'intensifier ses attaques. La libération d'Okah était l'une des principales demandes du groupe, qui vise le secteur pétrolier nigérian depuis 2006.


Si de nombreux observateurs considèrent Okah comme le "cerveau" du Mend, il dément être l'un des dirigeants du groupe.