
L'appel des syndicats à la grève générale au Brésil, pour protester contre la politique d'austérité du président Michel Temer, a paralysé les transports dans plusieurs grandes villes du pays vendredi matin.
C'est la première grève générale au Brésil depuis plus de 20 ans. Vendredi 28 avril, les grandes villes du pays ont été paralysées dès la matinée par une grève dans les transports à l'appel des principaux syndicats. De nombreuses entreprises et écoles étaient également fermées. Tous protestent contre la politique économique d'austérité mise en place par le président conservateur Michel Temer, dont plusieurs ministres sont actuellement visés par la méga-enquête "Lava Jato" sur la corruption.
Une publication partagée par Poder360 (@poder360) le 28 Avril 2017 à 6h19 PDT
À Sao Paulo, la police a utilisé du gaz lacrymogène pour disperser les manifestants et libérer les voies de circulation des grandes avenues. Métros, bus et trains de banlieue étaient à l'arrêt.
Brésil Sao Paulo 1015 AM Ambiance de plus en plus lourde, tirs entendus dans la capitale paulista. #GrevGeral #ForaTemer pic.twitter.com/HyMQ5tXtow
— Eric Battistelli (@EricBattistelli) 28 avril 2017À Rio de Janeiro, un pont qui relie la ville à de nombreuses communes situées de l'autre côté de la baie a été bloqué pendant plusieurs heures, mais la circulation a été rétablie. En revanche, les transports en commun n'ont été que faiblement perturbés.
PONTE RIO NITERÓI AGORA. #Brasilemgreve #foratemer pic.twitter.com/OeEDPBuFkH
— Clarota (@claracaamargo) 28 avril 2017De nombreuses manifestations sont prévues dans l'après-midi, pour protester notamment contre la réforme des retraites et la flexibilisation du travail souhaitées par le gouvernement pour tenter de sortir le pays de la pire récession de son histoire.
Les derniers chiffre du chômage, publiés vendredi, font état d'un taux record de 13,7 % entre janvier et mars, avec plus 14,2 millions de personnes à la recherche d'un emploi.
Avec AFP et Reuters