Au moins 23 personnes ont été tuées ce week-end dans des affrontements opposant des policiers et des miliciens dans le Kasaï, province du centre de la République démocratique du Congo. Depuis août, la région est le théâtre de heurts meurtriers.
Des affrontements, survenus entre vendredi et dimanche 4 décembre, ont fait au moins 23 morts dans la région de Tshikapa, dans le centre de la République démocratique du Congo (RDC), selon un bilan officiel établi lundi 5 décembre.
Ces violences ayant opposé policiers et soldats à la milice de Kamwina Nsapu, un chef coutumier local tué en août, ont fait "13 morts et 14 blessés dans les rangs des forces de l'ordre, 10 morts du côté de la milice", a affirmé sur la télévision publique, Hubert Mbingho N'Vula, vice-gouverneur du Kasaï, province dont Tshikapa est la capitale. "L'ordre public a été rétabli", a-t-il affirmé, confirmant des informations sur un retour au calme à Tshikapa depuis dimanche soir.
Théâtre régulier d’incursions meurtrières
D’après un responsable local, cité par l’AFP, les miliciens avaient investi la ville samedi soir. "À partir de 20 h, on a entendu des détonations à l'arme lourde et des rafales d'armes automatiques en provenance des faubourgs. Cela a duré toute la nuit" avec une reprise d'intensité "entre 5 h et 7 h", avant de se calmer, rapportait un témoin dimanche à l’AFP.
Kamwina Nsapu a été tué en août après s'être opposé aux autorités locales. Depuis, les provinces voisines du Kasaï sont le théâtre d'incursions meurtrières de ses partisans. Fin septembre, ces derniers, dont les revendications ne sont pas clairement connues, avaient pris le contrôle de l'aéroport national de Kananga, dans le Kasaï central voisin, pendant plusieurs heures, avant d'en être délogés au cours d'affrontements qui, selon les sources, ont fait entre 49 et 100 morts.
Avec AFP