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Le centre d’hébergement qui doit (toujours) ouvrir autour du 5 novembre dans le XVIe arrondissement de Paris a été touché lundi par un incendie. Les secours ont découvert sur place une bouteille en verre et du liquide inflammable.

"Ce n'est sans doute pas pour rien que ça arrive maintenant". Pour Éric Pliez, directeur de l'association Aurore chargée de la gestion du futur centre d’hébergement destiné à des personnes sans logement du XVIe arrondissement de Paris, l'incendie survenu lundi 17 octobre vers 5 heures du matin n’a rien d’un hasard.

Le gardien du centre a pu prévenir rapidement les secours et, malgré un départ de feu sur un des panneaux de bois extérieurs, le centre devrait pouvoir ouvrir, comme prévu, aux alentours du 5 novembre.

La mairie de Paris partie civile

Mais, selon une source policière, les secours ont trouvé sur place "du liquide inflammable", signe que le feu serait d’origine criminelle. "Une plainte a été déposée et on va renforcer le gardiennage", a assuré Éric Pliez.

Un gardien surveillait déjà 24h/24 les lieux filmés par des caméras de vidéosurveillance. Le commissariat du XVIe arrondissement est chargé de l'enquête. La mairie de Paris va se constituer partie civile.

"Un acte indigne"

Ian Brossat, l'adjoint à la maire de Paris chargé du logement et de l'hébergement d'urgence, a dénoncé sur Twitter un "acte indigne"

Voulue par la maire PS de la capitale, Anne Hidalgo, la création d'un centre en lisière du bois de Boulogne et pouvant accueillir 200 personnes sans logement – 100 individus en famille, 100 isolées, orientés via le 115, le numéro d'urgence social – avait provoqué une levée de boucliers dans le très chic arrondissement de l'Ouest parisien, son député-maire LR, Claude Goasguen, en tête.

En mars, plus de 40 000 riverains avaient signé une pétition contre ce "nouveau Sangatte", en référence à l'ancien centre pour migrants de Calais, et une réunion d'information avait viré à la foire d'empoigne, certains participants en venant presque aux mains.

Avec AFP