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Purge en Turquie : 45 journaux et 16 chaînes de télévision fermés

Depuis la tentative de coup d'État du 15 juillet, le président turc Recep Tayyip Erdogan multiplie les purges dans le pays. En tout, 45 journaux et 16 chaînes de télévision ont été fermés sur ordre du gouvernement.

Les purges se poursuivent tous azimuts en Turquie depuis la tentative de coup d'État du 15 juillet. L'armée, la justice, l'enseignement, la presse... En tout, 149 généraux et amiraux ont été limogés, 45 journaux et 16 chaînes de télévision ont été fermés selon des décrets publiés mercredi 27 juillet au Journal officiel turc.

"En raison de l’état d’urgence les lois sont votées directement en Conseil des ministres. Le décret publié aujourd’hui au journal officiel reprend des décisions prises très probablement lundi", précise Fatma Kizilboga, correspondante de France 24 à Istanbul.

Les médias font particulièrement les frais du grand nettoyage effectué par les autorités. En plus des 45 journaux et 16 chaînes de télévisions, trois agences de presse, 23 stations de radio, 15 magazines et 29 maisons d'édition ont été fermés, a annoncé le Journal officiel.

Aucune liste des médias concernés n'a été fournie mais selon la chaîne de télévison privée CNN-Türk, il s'agit essentiellement de médias de province, mais aussi de certains médias à diffusion ou audience nationale. L'agence de presse Cihan fait partie de ceux-ci, aux côtés de la télévision prokurde IMC TV et du quotidien d'opposition Taraf.

Le quotidien Zaman et sa version anglaise Today's Zaman – qui faisaient partie, comme Cihan, d'une holding liée au prédicateur Fethullah Gülen jusqu'à leur remise au pas en mars dernier – ont également été abruptement fermés.

Ankara a accusé l'ex-imam exilé aux États-Unis d'avoir ourdi le complot qui a fait vaciller le pouvoir du président Recep Tayyip Erdogan, ce qu'il a démenti.

Avec AFP