
Avec son projet Web 0.0, l'artiste italien Biancoshock veut montrer que les réseaux sociaux, omniprésents dans nos vies de millenials connectés, existaient bien avant l'avènement d'Internet. La preuve en images dans un petit village du sud de l'Italie.
Facebook, Twitter, WhatsApp… Les réseaux sociaux comptent plus de 2 milliards d'utilisateurs dans le monde. Pourtant, dans le petit village de Civitacampomarano, dans le sud de l'Italie, ces noms sont presque inconnus. Et pour cause : la population de 400 âmes est plutôt âgée, les réseaux mobiles sont erratiques et la 3G quasi-inexistante.
Un contraste qui a inspiré le street artist italien Biancoshock : "J'étais invité par Alice Pasquini [une street artiste italienne renommée] à participer au festival urbain CVTÀ Street fest. Quand elle m'a raconté l'histoire de ce village semi-abandonné, j'ai été impressionné par le fait qu'il n'y ait pas Internet", raconte-t-il à Mashable FR. "J'ai alors réfléchi à cette problématique."
De cette réflexion, il tire Web 0.0, un projet artistique visant à insérer les noms et les logos des réseaux sociaux et des sites Internet mondialement connus dans la vie quotidienne du village.
"L'idée est de montrer que ces fonctions numériques existent aussi à la campagne malgré le manque de réseau", explique l'artiste sur son site Internet. "C'est une sorte d'internet IRL [dans la vraie vie] qui démontre que ces réseaux ont toujours existé dans les traditions. Il s'agissait alors simplement d'échanger, de rencontrer des gens dans les bars ou de sortir dans les rues."
Une photo publiée par Biancoshock (@biancoshock) le 3 Mai 2016 à 9h29 PDT
Une photo publiée par Biancoshock (@biancoshock) le 28 Avril 2016 à 9h27 PDT
"La majorité du travail a été réalisée dans mon studio, à Milan. J'y ai préparé tous les autocollants, les graphiques et les pochoirs. J'ai tout installé dans le village et pris les photos", détaille Biancoshock à Mashable FR.
Une photo publiée par Biancoshock (@biancoshock) le 30 Avril 2016 à 5h22 PDT
Une photo publiée par Biancoshock (@biancoshock) le 4 Mai 2016 à 9h28 PDT
Une photo publiée par Biancoshock (@biancoshock) le 29 Avril 2016 à 6h58 PDT
"Il y avait vraiment peu de boutiques dans le village donc je me suis contenté des applications que je trouvais pertinentes. Mais il y en a une que je n'ai pas réussi à mettre en scène : Spotify que je voulais placer sur les cloches de l'église", raconte-t-il à Mashable FR.
Une photo publiée par Biancoshock (@biancoshock) le 2 Mai 2016 à 9h16 PDT
Une photo publiée par Biancoshock (@biancoshock) le 1 Mai 2016 à 5h13 PDT
"Mon action n'est pas politique, je préfère plutôt dire que c'est un message social pour les gens. C'est une invitation à réfléchir sur les problèmes sociaux. J'adore faire ça grâce à des interventions provocatrices et ironiques dans les espaces urbains."
Plus d'œuvres de Biancoshock sur son compte Instagram.
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