
Le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, a annoncé, lundi, à Bagdad, un renforcement des moyens militaires américains en Irak pour lutter contre l’EI et soutenir l’armée irakienne dans sa bataille pour la reprise de Mossoul.
Plus d'un an et demi après les premières frappes contre l'EI réalisées en août 2014 en Irak, les États-Unis ont annoncé le déploiement de soldats, prochainement, pour soutenir les forces irakiennes dans leur lutte contre le groupe État islamique (EI).
"Nous allons envoyer des forces supplémentaires", a déclaré, lundi 18 avril, le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, en visite surprise à Bagdad. Un haut responsable du département de la Défense a précisé que ces renforts seraient au nombre de 200 environ, ce qui porteraient à 4 100 le nombre de soldats américains en Irak.
Washington dirige une coalition internationale qui mène des raids aériens, effectués par des avions ou des drones, contre les jihadistes de l'EI en Irak et en Syrie voisine. Les militaires américains en Irak ne participent pas directement aux combats mais entraînent et conseillent les forces irakiennes.
Objectif : la reprise de Mossoul
L’armée irakienne, appuyée par l’aviation de la coalition sous commandement américain, a déjà repris la région de Hit, au nord de Ramadi, la semaine dernière et progressé en direction du nord, le long de la vallée de l’Euphrate. Mais c’est la reprise de Mossoul, la deuxième ville du pays aux mains de l’EI, qui est désormais l’objectif majeur du gouvernement irakien et de la coalition.
Ashton Carter a d’ailleurs précisé que des hélicoptères Apache et des roquettes longue-portée allaient soutenir cette opération. Un responsable du département américain de la Défense a expliqué de son côté que la bataille pour la conquête de Mossoul était le but ultime en Irak. "Il s’agit d’un scénario urbain très vaste. (…) Les Irakiens nous demandent d’être plus agressifs", a confié ce responsable s’exprimant sous le sceau de l’anonymat.
Après s'être entretenu avec le Premier ministre, Haïdar al-Abadi, et avec son homologue irakien, Khaled al-Obaïdi, Ashton Carter a également déclaré que l’administration américaine fournirait jusqu’à 415 millions de dollars aux peshmergas, les combattants kurdes qui ont obtenu plusieurs succès face aux jihadistes de l’EI dans le nord de l’Irak.
Avec AFP et Reuters