
Au menu de cette revue de presse française, mardi 29 décembre, les calculs politiques de François Hollande pour faire inscrire l’extension de la déchéance de nationalité dans la Constitution, l’appel au calme en Corse. Et une petite révolution dans les vignobles français.
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Au menu de cette revue de presse française, toujours, le débat sur l’extension de la déchéance de nationalité pour les Français condamnés pour terrorisme, une mesure que le gouvernement veut inscrire dans la Constitution.
Pour obtenir une majorité des 3/5e au Congrès de Versailles, François Hollande devra convaincre à la fois son propre camp et l’opposition. D’après "Le Figaro", le soutien de la droite "paraît acquis" . La droite est "draguée mais pas emballée", constate "Libération", qui annonce que "plusieurs dizaines d’élus de l’opposition pourraient ne pas voter le texte". "Qui a piégé qui ?", s’interroge "L’Opinion", qui relève qu’en "programmant une mesure qu’elle réclamait depuis longtemps, le président veut obliger la droite à le soutenir", mais que "la pagaille provoquée par son projet s’amplifie dans son propre camp". "Suspense garanti, qui promet bien des sueurs froides au chef de l’État", prévient "L’Opinion".
La majorité semble effectivement de plus en plus divisée. Plusieurs personnalités de gauche s’élèvent contre cette mesure, mais d’après "Libération", les militants socialistes seraient "beaucoup moins réticents". Hollande et Valls ne seraient donc "pas si seuls", à gauche. "Libé" dit avoir relevé des propos qui n’auraient "rien à envier à la droite sécuritaire". Pour le journal, néanmoins, "le contexte ne justifie pas de renoncer à ce qui constitue un socle commun d’engagement", et "Hollande et Valls ne peuvent pas ignorer qu’une autre partie de l’électorat et de nombreux dirigeants PS ne supportent pas la proposition". Période des fêtes oblige, "Le Parisien" représente la famille socialiste sur une bûche de Noël divisée en trois, entre ceux qui sont contre la mesure, Jean-Marc Ayrault, Julien Dray, François Rebsamen, de l’autre, ceux qui sont pour, comme Ségolène Royal, et au milieu, "les taiseux", Jean-Yves Le Driand, et Stéphane Le Foll - dont le silence "en dit très long sur le malaise qui [se serait] emparé du noyau dur" des fidèles de Hollande. D’après "L’Opinion", le FN a revendiqué hier une "victoire idéologique".
À Ajaccio, en Corse, l’heure semble à l’apaisement, après l’agression des forces de l’ordre et les manifestations racistes de ces derniers jours. "Le Parisien" rapporte que les élus nationalistes ont pris position, hier, contre la xénophobie et appelé au calme. Une réaction qui ne semble pas convaincre "Le Figaro" : "Des nationalistes dont on sait le passé qui appellent au calme et condamnent le racisme ! La Corse n’en est pas à un paradoxe près". Le journal rappelle que "lors des débordements, on a même vu des vengeurs masqués demander à des femmes voilées de se découvrir la tête". Y a-t-il un racisme corse ? D’après "Le Point", ce qui s’est passé est le "symptôme d’une tension identitaire plus générale", non seulement en France, mais aussi en Europe.
L’UE, qui a décidé de libéraliser la culture du vin. A partir du 1er janvier, on pourra cultiver des vignes n’importe où en France, selon "Le Parisien". La décision "fait hurler les puristes", inquiets d’une possible détérioration de la réputation des vins français. Ceux qui la soutiennent parlent d’une tempête… dans un verre de vin.
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