Le jour de Noël, exceptionnellement chaud, est venu ponctuer vendredi un mois de décembre et une année 2015 tous les deux parmi les plus chauds de l'histoire.
À Tourlaville, en Normandie, il faisait 13°C, vendredi 25 décembre. Un peu frais, mais tellement plus chaud que les hivers précédents qu’on s'y est baigné quand même. Le même jour, sur la côte d’Azur dans le sud de la France ou sur la côte ouest des États-Unis, c'est presque les mêmes scènes : on met son tuba ou on attrape sa planche de surf pour se jeter à l’eau.
En France, la température moyenne du 25 décembre 2015 a été de 10,9°C, ce qui en fait "le deuxième Noël le plus chaud depuis que les relevés existent", selon Météo-France. "Juste en dessous de celui de 1997", qui avait enregistré une température moyenne de 11,7°C.
Les températures les plus élevées ont été enregistrées dans le Sud-Ouest. C'est à Biarritz qu'il a fait le plus chaud avec 21 degrés. Chaud, mais pas autant qu’à New York, où le mercure a atteint 22,2°C, du jamais vu dans la ville pour un 24 décembre depuis... 1871. En comparaison, le 4 juillet dernier, il n'avait fait "que" 23,8°C, a rappelé le service national de la météo (NWS). Certains touristes en profitent pour se promener en tee-shirt à Manhattan en dépit d'un ciel couvert.
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Mais le réchauffement climatique n’a pas que des avantages : le sud des États-Unis a subi jeudi une déferlante de tornades meurtrières nourries par ces températures particulièrement douces. On compte au moins 14 personnes tuées et des dizaines d'autres blessées.
Dans le monde entier, les températures enregistrées depuis janvier ont déjà battu des records, laissant présager que l'année 2015 sera la plus chaude de l'histoire moderne, d'après l'Agence américaine océanique et atmosphérique.
Avec AFP et Reuters