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"Merkel, seule contre tous"

Au menu de cette revue de presse internationale, mercredi 15 octobre, le sommet de Bruxelles sur la crise migratoire (le quatrième), la gestion du quotidien par le groupe État islamique, et Justin Trudeau, fils de son père.

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On commence cette revue de presse internationale à Bruxelles, où se tient aujourd’hui le quatrième sommet européen consacré à la crise migratoire.
Une parenthèse, tout d’abord: la photo qui fait la une, ce matin, du quotidien "The Wall Street Journal", l’image de réfugiés syriens jouant dans la neige dans le jardin d’un centre d’accueil pour demandeurs d’asile. "The Wall Street Journal", auquel un haut responsable de l’UE, a déclaré que les dirigeants européens ne sont pas à la hauteur des engagements qu’ils ont pris pour résoudre cette crise. Quatrième sommet consacré aux migrants, et l’Europe est toujours "à la peine pour répondre au défi de l’asile", alors que plus de 700 000 personnes sont arrivées dans l’UE depuis le début de l’année. D’après "La Croix", qui juge qu’"aux grands maux, les dirigeants européens n’ont (visiblement) pas encore l’intention d’appliquer les grands remèdes", et annonce que les dirigeants européens devraient convenir du "classique triptyque": la coopération avec les pays d’origine et de transit, pour endiguer les départs, la protection des frontières extérieures, pour limiter les arrivées, et la sélection des demandeurs d’asile et son corollaire, le retour des recalés, afin de dissuader les autres candidats à l’exil.
En Allemagne, Angela Merkel semble prête à affronter son opinion publique. Alors que son pays va sans doute accueillir 1 million, peut-être plus, de demandeurs d’asile d’ici la fin de l’année, la chancelière doit affronter l’inquiétude de ses compatriotes et d’une partie de sa formation politique, la CDU. C’est ce que rappelle le "Frankfurter Allgemeine Zeitung". La semaine dernière, 34 responsables de son parti ont signé une lettre ouverte pour lui signifier qu’une "grande part des membres et des électeurs de la CDU ne se sent plus représentée par le gouvernement qui suit une politique sur les réfugiés contraire à la ligne du parti". D’après le quotidien, Merkel se retrouve dans une position semblable à celle de son prédécesseur, Gerhard Schröder, lorsqu’il dut affronter son propre camp, et les mauvais sondages, pour faire passer  sa réforme du marché du travail au début des années 2000. A l’époque, Schröder avait tenu bon, parvenant à convaincre le SPD que ces réformes étaient nécessaires, et qu’elles finiraient par porter leur fruit.
Le sommet de Bruxelles où il sera aussi beaucoup question de Recep Tayyip Erdogan, de Vladimir ­Poutine et de Bachar ­al-Assad. "Le Figaro", qui rapporte que le président Erdogan est ­celui qui attire "le moins d’antipathie", explique que son rôle aux yeux des Européens reste primordial, dans la mesure où la Turquie est "la plaque tournante" d’un qui va fatalement se poursuivre du fait de l’intervention russe. Le journal annonce que "la partie s’annonce très serrée" avec Poutine. Son intervention renforce la position d’Assad, dont le départ ne serait plus considéré comme un préalable absolu par les Européens mais comme "un aboutissement, d’échéance variable". En attendant, l'organisation État islamique maintient son emprise, et semble même l’approfondir en Irak, d’après "The Wall Street Journal", qui raconte comment les jihadistes tentent de promouvoir, via leurs propres médias, la façon dont ils parviennent à prendre en charge l’approvisionnement, l’alimentation, et les services publics, notamment la scolarisation des enfants. Bref, de prouver qu’ils sont un véritable État. Ils disposent pour cela d’une immense manne pétrolière, dont le commerce serait extrêmement bien rôdé, selon "The Financial Times".
On termine cette revue de presse au Canada, où Justin Trudeau, le fils aîné de l'ancien Premier ministre canadien Pierre Elliott Trudeau, est peut-être en passe de devenir… le prochain Premier ministre. Un pronostic du "Guardian".
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