
Deux jours après les attaques qui ont visé des militants kurdes lors d'une manifestation pour la paix, de nombreuses cérémonies de funérailles se sont déroulées lundi, sur fond de dénonciations du gouvernement islamo-conservateur.
Erdogan est sous le feu des critiques. Alors que les familles continuaient, lundi 12 octobre, d'enterrer les victimes de l'attentat qui a fait au moins 97 morts à Ankara samedi, les accusations fusent contre le gouvernement islamo-conservateur.
Deux jours après l'attaque qui a visé des militants de la cause kurde venus participer à une manifestation pour la paix, de nombreuses cérémonies de funérailles se sont déroulées lundi, aussi bien dans la capitale qu'à Istanbul et dans plusieurs villes du sud-est à majorité kurde du pays.
Le chef de file du Parti démocratique des peuples (HDP, pro-kurde), Selahattin Demirtas, a participé à plusieurs d'entre elles dans la plus grande ville de Turquie, devant des cercueils recouverts des couleurs kurdes, jaune, rouge, vert.
Près de 2 000 personnes ont participé à la cérémonie dans le district de Gazi et scandé des slogans hostiles au président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan et à son régime, comme "État meurtrier" ou "Erdogan meurtrier".
Dicle Deli, une lycéenne de 17 ans, a elle été enterrée dans le cimetière stambouliote de Silivrikapi. "Nous promettons de parvenir à la paix pour toi", lui ont chanté ses camarades, selon le quotidien "Hürriyet".
Aucun représentant du gouvernement ne participait à ces cérémonies.
De nombreuses autres cérémonies se sont déroulées à Ankara et dans des villes du sud-est à majorité kurde du pays comme Batman, Bitlis, Hakkari ou Kars, selon les médias turcs.
Le Premier ministre Ahmet Davutoglu a affirmé lundi que le groupe jihadiste État islamique (EI) était considéré comme le "suspect numéro 1" de l'attentat.
Avec AFP