Barack Obama reçoit depuis jeudi soir Xi Jinping à Washington. Les présidents américain et chinois devraient faire vendredi des annonces importantes au sujet de la lutte contre le réchauffement climatique.
Réception dans les jardins de la Maison Blanche, hymnes, salve de 21 coups de canon : le président américain Barack Obama accueille, vendredi 25 septembre, son homologue chinois Xi Jinping avec les honneurs, malgré les tensions entre les deux grandes puissances.
Cette première visite du dirigeant chinois à Washington depuis son arrivée au pouvoir intervient au moment où l'économie chinoise montre de réels signes de fébrilité. Et si les sujets de discorde - piratage informatique en tête - sont nombreux, l'exécutif américain espère afficher une collaboration "constructive" sur au moins un sujet : la lutte contre le réchauffement climatique.
Selon un responsable américain, la Chine doit notamment annoncer vendredi la mise en place en 2017 d'un marché de quotas de CO2, visant à donner un prix au carbone et ainsi encourager les réductions d'émissions de gaz à effet de serre dans le secteur industriel. Le principal pollueur de la planète a déjà mené des expériences pilotes mais n'a pas encore établi de marché à l'échelle nationale.
Lors de leur rencontre en novembre 2014 à Pékin, Barack Obama et Xi Jinping avaient annoncé un accord inédit dans lequel ils présentaient leurs objectifs en termes d'émissions de gaz à effet de serre : réduction de 26 % à 28 % d'ici 2025 par rapport à 2005 pour les États-Unis, "pic" à l'horizon 2030 pour la Chine.
"L'annonce de l'an dernier portait sur les objectifs. Cette année, nous montrons notre détermination à mettre en place les politiques pour les atteindre afin d'aboutir à un accord mondial sur le climat" à Paris en décembre, a résumé un responsable américain.
Pour "un nouveau modèle de relations" entre Pékin et Washington
La journée de vendredi sera, elle, marquée par plus de formalisme. Après une cérémonie sur les pelouses de la Maison Blanche, les dirigeants se retrouveront face-à-face dans le Bureau ovale, avant une conférence de presse commune.
L'exécutif américain a promis des discussions "franches" avec le président chinois qui, durant deux jours à Seattle (nord-ouest), a vanté les liens commerciaux entre les deux pays et souligné sa volonté d'ouvrir "toujours plus" la Chine au monde. Car les sujets de discorde entre les deux pays sont bien réels, au point que le président chinois avait plaidé mardi pour "un nouveau modèle de relations" entre Pékin et Washington, avec "plus de compréhension et de confiance, et moins de distance et de méfiance", avertissant qu'une confrontation pourrait déboucher sur "un désastre pour les deux pays et le monde".
Avec AFP