
Plus de deux millions de fidèles sont attendus à La Mecque, pour effectuer le Hadj qui a débuté mardi. Le royaume saoudien a mobilisé plus de 100 000 policiers pour assurer la sécurité du pèlerinage, organisé dans un contexte tendu au Moyen-Orient.
Des centaines de milliers de musulmans en Arabie saoudite ont commencé, mardi 22 septembre, à faire mouvement de La Mecque vers la vallée proche de Mina au premier jour du Hadj, l'un des plus grands rassemblements religieux annuels du monde.
Plus de deux millions de fidèles doivent effectuer le Hadj cette année, selon les autorités saoudiennes qui ont déjà été confrontées le 11 septembre à un grave accident - l'effondrement d'une grue sur la Grande Mosquée de La Mecque - ayant fait 108 morts et 400 blessés, dont des pèlerins étrangers.
Le royaume a mobilisé plus de 100 000 policiers pour assurer la sécurité du hajj qui se déroule dans un contexte de violences au Moyen-Orient, sur fond de menaces jihadistes et de risques liés à une épidémie du coronavirus Mers.
La foule a commencé à se rendre tôt mardi matin, à pied, en bus ou en train, dans la vallée de Mina, à quelques kilomètres à l'est de La Mecque, où une immense ville de toile a été érigée.
"C'est un cadeau de Dieu que de nous avoir choisi pour être ici", dit Walaa Ali, pèlerin égyptien de 35 ans. Et d'ajouter, les larmes aux yeux : "Je suis si heureux d'être ici".
Appelée journée de la "Tarwiah", cette première étape du hajj voyait les pèlerins, dans les temps anciens, abreuver leurs montures et faire des provisions en eau pour rallier le Mont Arafat, à 10 kilomètres au sud-est de Mina.
Le stationnement sur le Mont pour une journée de prières prévue mercredi est le moment fort du hajj, l'un des cinq piliers de l'islam que tout fidèle est supposé accomplir au moins une fois s'il en a les moyens.
Les autorités saoudiennes en état d’alerte maximum
Les autorités saoudiennes affirment être en état d'alerte maximum cette année contre de possibles attaques terroristes, l’organisation de l’État islamique (EI) ayant commis en mai des opérations-suicides contre deux mosquées chiites dans l'est de l'Arabie saoudite.
"Toutes les mesures ont été prises pour empêcher les groupes terroristes d'exploiter le hajj pour commettre des sabotages", a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur, le général Mansour Turki. "Nous n'écartons aucune possibilité", a-t-il insisté.
Le Hadj se déroule cette année alors que l'Arabie saoudite mène d'importantes opérations militaires au Yémen voisin contre des rebelles chiites, soutenus par l'Iran.
L'autre menace qui plane sur le pèlerinage est le risque d'épidémie du Coronavirus Mers dont l'Arabie saoudite est le premier foyer au monde. Riyad a connu ces dernières semaines une multiplication des cas de contagion et d'autres cas ont été recensés à Médine, deuxième ville sainte de l'islam, qui fait partie du circuit des pèlerins.
Le ministre saoudien de la Santé, Khaled al-Falih, a souligné qu'aucun cas n'avait été signalé parmi les pèlerins. Quelque 25 000 agents médicaux supplémentaires ont toutefois été mobilisés.
Avec AFP