
Des véhicules passent devant une banderole affichant une image anti-américaine et anti-israélienne, sur la place Felestin dans le centre-ville de Téhéran, en Iran, le 4 janvier 2026. © Vahid Salemi, AP
L'Iran considère comme une "menace" les déclarations du président américain et du Premier ministre israélien concernant les manifestations en cours "et ne tolérera pas que cela se poursuive sans répondre", a déclaré, mercredi 7 janvier, le chef de l'armée de la République islamique. Donald Trump a menacé ces derniers jours d'intervenir militairement en Iran si des manifestants étaient tués, et Benjamin Netanyahu leur a apporté son soutien.
"L'Iran islamique considère l'escalade de la rhétorique ennemie contre la nation iranienne comme une menace", a affirmé le général Amir Hatami, cité par l'agence Fars.
"Si l'ennemi commet une erreur, nous riposterons avec plus de fermeté" que lors de la guerre des 12 jours en juin contre Israël et les États-Unis, a assuré Amir Hatami, qui n'est toutefois pas le plus haut gradé militaire iranien.
Israël "solidaire" avec les manifestants
"Nous regardons cela de très près. S'ils commencent à tuer des gens comme ils l'ont fait dans le passé, je pense qu'ils seront frappés très durement par les États-Unis", a déclaré, dimanche, le président américain.
Israël est "solidaire du combat du peuple iranien, de ses aspirations à la liberté (...) et à la justice" a affirmé, dimanche, le Premier ministre israélien, en conseil des ministres.
Lundi, la diplomatie iranienne avait estimé que les déclarations de Trump et Netanyahu étaient une "incitation à la violence" et accusé Israël, ennemi juré du pouvoir iranien, de chercher à "saper l'unité nationale".
La guerre de 12 jours en juin a été déclenchée par une attaque sans précédent d'Israël le 13 juin contre des installations militaires et nucléaires sur le territoire iranien ainsi que des zones habitées.
Les États-Unis y avaient brièvement pris part pour frapper trois importants sites nucléaires iraniens.
Avec AFP
