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Justice : l'ingénieur musulman n'aura finalement pas accès aux sites nucléaires

Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a confirmé la décision d’EDF, qui avait refusé l’accès de sites nucléaires à un ingénieur musulman de 29 ans, invoquant alors le "secret défense".

L'ingénieur musulman qui s’est vu refuser l’accès à des sites nucléaires de la centrale de Nogent-sur-Seine en mars 2014, vient de voir cette décision confirmée par le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne.

La justice française, auprès de laquelle il avait intenté plusieurs recours, a expliqué que le jugement avait été maintenu notamment en raison "des liens étroits" que l’homme, âgé de 29 ans, aurait entretenu avec un "imam impliqué dans le recrutement" de jeunes jihadistes déployés en Irak pour combattre les troupes américaines.

"Il n'y a aucune preuve de ces supposés liens, cette décision qui s'appuie sur des affirmations non circonstanciées n'est pas digne d'un état de droit", a expliqué à l'AFP Sefen Guez Guez, l'avocat du Collectif contre l'islamophobie (CCIF), chargé de sa défense.

Un marathon judiciaire

Cet ultime rebondissement s’ajoute à un véritable marathon judiciaire, qui avait vu, au printemps dernier, la préfecture suspendre ses accès, invoquant le "secret défense" afin de ne pas avoir à justifier sa décision.

En juin dernier, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne avait pourtant décidé de statuer en faveur de l’ingénieur, arguant du fait qu’il y avait alors "un doute sérieux sur la légalité de la décision". Le juge avait alors suspendu l’interdiction et autorisé l’homme à retourner sur les sites nucléaires.

Mais en juillet 2014, EDF lui avait de nouveau refusé l’accès à un site, provoquant l’introduction d’un nouveau recours devant la justice.

Avec AFP