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L’armée israélienne ne montre aucun signe de répit dans sa guerre contre le Hamas. Tsahal a demandé, jeudi, la mobilisation de 16 000 réservistes supplémentaires et obtenu des États-Unis l’envoi de nouvelles munitions.

Au lendemain d'une nouvelle journée particulièrement sanglante, l’État hébreu ne montre aucun signe de répit dans sa guerre contre le Hamas dans la bande de Gaza. Au contraire. Israël a demandé, jeudi 31 juillet, la mobilisation de 16 000 réservistes supplémentaires et obtenu des États-Unis l’envoi de nouvelles munitions américaines.

Cette annonce intervient au lendemain d'une intensification des opérations israéliennes, menées par des chars, qui sont entrés plus profondément dans le territoire gazaoui avec l'appui de l'aviation. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a réaffimé qu'il continuerait "avec ou sans cessez-le-feu" à détruire les tunnels, dont se sert le Hamas à Gaza pour lancer des attaques en territoire israélien.

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Israël ne compte donc pas jouer la carte de l’accalmie et a reçu, en ce sens, le soutien de son allié américain. Les États-Unis ont en effet confirmé, mercredi 30 juillet, l’envoi de nouvelles munitions à l’État hébreu afin de remédier à la baisse de ses stocks. L'armée israélienne avait demandé un réapprovisionnement le 20 juillet. Le ministère américain de la Défense a approuvé cette requête trois jours plus tard.

"Les États-Unis se sont engagés à garantir la sécurité d'Israël, et il est crucial pour les intérêts nationaux américains d'aider Israël à développer et à maintenir une capacité d'autodéfense forte et réactive", a déclaré John Kirby, un porte-parole du Pentagone, dans un communiqué. "Cette vente d'armement est cohérente avec ces objectifs", a-t-il estimé.

Une partie des munitions provient d'un stock entreposé par l'armée américaine sur le sol israélien à l'usage de Tsahal pour les cas d'urgence, d'une valeur d'environ un milliard de dollars (746 millions d'euros). John Kirby a souligné que ces munitions étaient stockées là "depuis plusieurs années, bien avant la crise actuelle".

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Jeudi, les bombardements ont repris à Gaza, coûtant la vie à une dizaine de personnes et portant à plus de 1 300 le nombre de Palestiniens tués, en grande majorité des civils, dont plus de 245 enfants selon l'Unicef, en 24 jours de conflit.

La veille, seize Palestiniens ont été tués par deux obus, qui ont touché de plein fouet une école de l'ONU du camp de réfugiés de Jabaliya (nord) où s'étaient abrités environ 3 000 Gazaouis. L'agence onusienne pour l'aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA) a clairement accusé l'armée israélienne d'être responsable du drame de cette école, déplorant la mort d'enfants "tués alors qu'ils dormaient à côté de leurs parents sur le sol d'une salle de classe".

Washington a également condamné le bombardement de l'école de l'ONU et rappelé l'État hébreu à ses obligations en terme de protection des civils. De son côté, l'armée israélienne a émis l'hypothèse selon laquelle ces tirs pouvaient provenir du Hamas.

Avec AFP