
La présidente du Brésil Dilma Rousseff a souhaité la bienvenue aux supporters du monde entier, lors d’une allocution télévisée mardi, et a affirmé que le Brésil était fin prêt à accueillir la Coupe du monde, qui débute le 12 juin à Sao Paolo.
Le Brésil est "prêt, sur et en-dehors des terrains", a affirmé, mardi 10 juin, la présidente brésilienne Dilma Rousseff, tout en défendant l'organisation controversée du Mondial-2014 qui débute jeudi.
Dans une allocution radio-télévisée, la chef d'État a souhaité la bienvenue aux supporters du monde entier et a déclaré que le Brésil les attendait "les bras ouverts", comme le Christ Rédempteur qui domine la baie de Rio de Janeiro.
La présidente brésilienne a lancé un message appuyé de bienvenue aux quelque 600 000 supporters étrangers attendus dans le pays et invité les Brésiliens à les accueillir "chaleureusement".
"Amis du monde entier, venez en paix !", a-t-elle lancé.
Des investissements "pour les Brésiliens"
Dilma Rousseff, candidate à sa réélection en octobre prochain, a également vanté les bienfaits du Mondial pour le pays. "Nous avons construit, amélioré des aéroports, des ports, des avenues, des ponts, des voies d'accès, des lignes de transport rapides et nous l'avons fait en premier lieu pour les Brésiliens."
Ces réalisations "ne partiront pas dans les valises des touristes après le Mondial. Elles resteront ici, bénéficiant à tous les Brésiliens. La Coupe dure à peine un mois (12 juin au 13 juillet, NDLR), mais les bénéfices resteront toute la vie", a-t-elle poursuivi.
Dilma Rousseff s'est aussi efforcée de minimiser le fardeau des 11 milliards de dollars investis dans la préparation du Mondial, dont un tiers dans la construction ou la rénovation des stades. En juin 2013, les Brésiliens avaient massivement protesté contre ces dépenses, réclamant à leur place des investissements dans des services publics de base très déficients comme les transports, la santé et l'éducation.
"Depuis 2010, quand nous avons commencé à construire les stades, le gouvernement fédéral, les États fédérés et les municipalités ont investi 1,7 trillon de réais (environ 560 milliards d'euros) en éducation et santé", a-t-elle souligné.
Les salariés du métro de Sao Paulo ont suspendu leur mouvement de grève mardi, après cinq jours d'arrêt de travail, faisant encore monter la pression à la veille de l'ouverture du Mondial.
La Coupe du monde, qui commencera jeudi avec le match entre le Brésil et la Croatie, à Sao Paulo justement, est la plus coûteuse depuis le lancement de cette compétition il y a 84 ans.
Avec AFP et Reuters