
Des soldats français de l'opération Sangaris ont riposté à des tirs d’un groupe armé non identifié, dans un quartier de Bangui, jeudi soir. Selon le porte parole de la communauté musulmane, ces violences auraient fait cinq morts parmi les habitants.
En Centrafrique, des soldats français de l'opération Sangaris ont été pris à partie par un groupe armé dans un quartier musulman de Bangui, jeudi soir, ont indiqué différentes sources. "Des soldats français qui patrouillaient au PK5 ont été visés par des tirs d'individus armés non identifiés vers 21H30 (20H30 GMT) et ils ont riposté à ces tirs", a déclaré à l'AFP une source au sein de la force africaine Misca.
"Les échanges des tirs se sont poursuivis jusqu'à 1 heure du matin. On ignore le bilan exact de ces échanges de tirs", a poursuivi cette personne, sous couvert d'anonymat.
Une information confirmée par une source proche de Sangaris. "Après des tirs de semonce, ce groupe armé a continué à tirer sur la force qui a, à son tour, tiré pour les neutraliser", a-t-elle affirmé, sans pouvoir fournir de bilan.
"Cinq morts parmi les habitants"
Selon le porte-parole de la communauté musulmane du PK5, Abakar Moustapha, l'accrochage a fait cinq morts ainsi que plusieurs blessés parmi les habitants du quartier. "Des soldats français inspectaient une maison suspectée d'abriter des armes au quartier camerounais (du PK5) quand ils ont été pris à partie par des jeunes manifestant leur colère", a-t-il expliqué.
Un porte-parole de la Croix-Rouge centrafricaine a indiqué que trois blessés par balle avaient été admis à l'hôpital communautaire du PK5, dans la nuit de jeudi à vendredi.
La Centrafrique, l'un des pays les plus pauvres du monde, traverse depuis plus d'un an une crise sans précédent qui a fait des milliers de morts et près d'un million de déplacés.
Avec AFP