
Des hommes armés, vraisemblablement russes, ont pénétré dans une base militaire ukrainienne à Sébastopol, en Crimée, selon un représentant de l'armée ukrainienne. Le gouvernement pro-russe de Crimée assure que tout est calme sur le site.
Des hommes armés, vraisemblablement russes, sont entrés dans un poste de défense ukrainien à Sébastopol en Crimée, dans la soirée du vendredi 7 mars. Interrogé par téléphone, un représentant de l'armée ukrainienne a assuré que le site avait été pris sans aucun tir et qu'aucun blessé n'était à déplorer.
Selon le correspondant sur place de l'agence Reuters, les assaillants ont pénétré en camion dans l'enceinte de la base militaire équipée de missiles et s'en sont emparés, sans tirer le moindre coup de feu.
Prié de s'exprimer sur le sujet lors d'un débat télévisé, Sergueï Aksionov, chef du gouvernement pro-russe de Crimée, s'est voulu rassurant et a indiqué que tout était rentré dans l'ordre sur le site en question. "Les unités d'autodéfense sont maintenant cernées par les journalistes. Il n'y a pas d'intention d'attaquer", a-t-il ajouté.
Les observateurs de l’OSCE interdits d’entrée en Crimée
Par ailleurs, pour la deuxième journée consécutive, les observateurs militaires de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ont été empêchés de pénétrer en Crimée par des hommes en armes, portant des treillis dépareillés, des cagoules ainsi que des fusils d'assaut et arborant des drapeaux russes.
Ces 47 militaires non armés, de 25 des 57 pays membres de l'OSCE, ont été dépêchés en Ukraine à la demande du pouvoir ukrainien, dans le but de faire retomber la tension en Crimée.
Moscou avait, de son côté, critiqué l'initiative de l'OSCE, estimant que l'organisation aurait dû "attendre" une "invitation officielle des autorités de Crimée".
La Russie, dont les forces contrôlent la péninsule depuis le week-end dernier, affirme que les seuls soldats présents en Crimée sont ceux basés à Sébastopol, port d'attache de la flotte russe de la mer Noire. Selon Kiev, 30 000 militaires russes sont désormais présents dans la péninsule.
Avec Reuters et AFP