La trêve humanitaire qui a permis l'évacuation d'un millier de civils de Homs, dans le centre de la Syrie, a été prolongée jusqu'à mercredi soir, confirme l'ONU. Quelque 300 personnes ont pu quitter lundi la ville assiégée depuis plus de deux ans.
La trêve humanitaire qui a permis l'évacuation d'un millier de civils de la ville assiégée de Homs, au centre de la Syrie, a été prolongée jusqu'à mercredi soir, a confirmé lundi 10 février la patronne des opérations humanitaires de l'ONU, Valerie Amos. "J'accueille avec satisfaction la nouvelle que les parties au conflit ont accepté de prolonger de trois jours la pause humanitaire dans la vieille ville de Homs", a déclaré cette dernière dans un communiqué.
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Cette annonce intervient alors que l'ONU et le Croissant-Rouge syrien sont parvenus, ce lundi, à faire sortir un nouveau groupe de 300 civils assiégés à Homs depuis près de deux ans. Cela porte à un millier le nombre d'habitants évacués en quatre jours de cette ville syrienne dévastée. Valerie Amos a toutefois jugé "absolument inacceptable" que des travailleurs humanitaires de l'ONU et du Croissant-Rouge aient été "visés délibérément" par des tirs à Homs et a dit espérer que l'opération d'évacuation ne sera pas "un événement unique".
Réunion des deux délégations à Génève
De fait, l’ONU souhaite que les négociateurs des deux camps actuellement réunis à Genève pour un second tour de négociations "se mettent d'accord sur une livraison à long terme de l'aide aux 250 000 civils dans les communautés assiégées en Syrie".
Cette opération humanitaire, la première du genre depuis le siège imposé par l'armée en juin 2012 sur les quartiers rebelles, a été rendue possible par un accord conclu entre le régime de Bachar al-Assad et les insurgés, par l'intermédiaire de l'ONU. De nouveau réunies à Genève, les deux parties ont été invitées par le médiateur Lakhdar Brahimi à assister à une réunion dans la même salle mardi matin.
Avec AFP