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À Paris, des Femen urinent sur la photographie du président ukrainien

Pour dénoncer la répression de l'opposition pro-européenne à Kiev, cinq militantes Femen ont uriné dimanche matin, à Paris, sur une photo du président Viktor Ianoukovitch. Elles ont ensuite quitté les lieux sans incident.

Uriner pour dénoncer. Des militantes du groupe féministe Femen ont symboliquement soulagé leur vessie dimanche matin sur une photo du président Viktor Ianoukovitch, à Paris, pour dénoncer la répression de l'opposition à Kiev après la volte-face du pays à l'égard de l'UE sur un accord d'association.

FEMEN appelle le monde entier à pisser sur les opinions de Yanukovich et à le sortir du monde politique. pic.twitter.com/vvdcZ29c6N

— FEMEN France (@Femen_France) 1 Décembre 2013

Les cinq militantes se sont réunies vers 9h30 devant l'ambassade, dans le VIIe arrondissement de Paris, seins nus, le torse couvert de l'inscription "Yanukovych piss off" ("Ianoukovitch dégage !").

Culotte baissée, des couronnes de fleurs dans les cheveux, elles ont longuement uriné sur des photos du chef de l'État, au cri de "l'Ukraine en Europe", avant de se rhabiller et de quitter les lieux sans incident.

"Nous sommes venues pour dire à l'Europe que nous avons besoin d'aide", a expliqué Inna Shevchenko, chef de file des Femen en France, en dénonçant "l'influence" exercée par le président russe Vladimir Poutine sur Kiev.

Qualifiant le régime ukrainien de "dictature", la jeune femme a également dénoncé l'usage de la force samedi 30 novembre contre les manifestants de l'opposition, qui a fait des dizaines de blessés. Les manifestants "ont été confrontés à des violences de la part de la police". Pour l'Ukraine, "ça n'est pas seulement un moment difficile, c'est un aussi un moment dangereux", a poursuivi Inna Shevchenko.

L'annonce par le gouvernement ukrainien la semaine dernière qu'il ne signerait pas un accord plaçant l'Ukraine sur la voie de l'adhésion à l'UE a déclenché les manifestations les plus importantes depuis celles de la révolution Orange en 2004.

Avec dépêches AFP