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À six mois des JO de Sotchi, le président russe Vladimir Poutine a interdit tout rassemblement durant les deux semaines d'épreuves. Cette annonce est critiquée par les militants homosexuels qui comptaient se mobiliser contre la loi antigay.

Alors que la polémique enfle un peu partout dans le monde pour dénoncer la promulgation en juin par la Russie d’une loi punissant "la propagande homosexuelle" envers les mineurs, le président Vladimir Poutine a pris les devants en interdisant tout rassemblement ou manifestation durant les Jeux olympiques d’hiver de Sotchi en 2014.

Les "réunions, manifestations, rassemblements et défilés (...), non liés au déroulement des JO, et prévus entre le 7 janvier et le 21 mars dans les zones où les mesures de sécurité seront renforcées, auront lieu à un autre moment", peut-on lire dans un décret datant du 19 août mais publié vendredi dans le journal officiel Rossiïskaïa Gazeta.

Cette décision du chef d’État russe provoque la colère des militants de la cause homosexuelle qui avaient notamment prévu d’organiser des manifestations lors de la compétition pour dénoncer la récente loi qu’ils jugent homophobe.

"Le décret du président sur un moratoire sur la liberté de rassemblement pendant les Jeux olympiques de Sotchi n'est pas constitutionnel", a ainsi réagi le militant de la cause homosexuelle Nikolaï Alexeïev sur Twitter en précisant qu’il y aurait quand même "une gay pride".

"Nous sommes rassurés par la fédération russe"

Au cours des dernières semaines, de nombreuses personnalités ont même appelé à boycotter ces Jeux olympiques d’hiver pour protester contre la nouvelle législation.

En réponse, le Comité international olympique (CIO) a affirmé vendredi qu’il avait fait part de ses inquiétudes à la Russie, mais qu’il avait eu des gages de bonne volonté. "Nous avons reçu de nouvelles et fortes assurances, oralement et par écrit, qu'il n'y aura pas de discrimination pour les gens qui participeront aux jeux à Sotchi", a déclaré le président du CIO Jacques Rogge à la presse lors d'une visite au siège de l'ONU à New York.

"Nous sommes rassurés par le fait que la fédération russe a accepté de respecter la charte olympique", a-t-il ajouté.

Avec dépêches