Les sarkozystes de la Droite forte, courant de l'UMP, ont organisé samedi en Sologne leur première "fête de la Violette" sous le signe du soutien à l'ex-président et du rassemblement. Grand absent, Nicolas Sarkozy était dans tous les esprits.
Absent de la première "Fête de la Violette" organisée samedi 6 juillet en Sologne (centre de la France) par la Droite forte, Nicolas Sarkozy, dont le retour en politique est attendu par les militants UMP, a été célébré en héros.
Tout au long de la journée, le nom de l'ancien chef de l'État a été ovationné avec une ferveur toute particulière par plusieurs centaines de personnes après le coup dur de l'invalidation de ses comptes de campagne par le Conseil constitutionnel.
Jean-François Copé prône le rassemblement
Le président de l'UMP Jean-François Copé a profité de cet événement, destiné à devenir "la grande fête annuelle de la droite", pour tirer un trait sur sa rivalité avec François Fillon et appelé les militants à mettre fin aux divisions afin de se mettre en "ordre de bataille." Il y a une semaine, les miltiants ont validé un report à 2015 d'un nouveau vote pour la présidence du parti.
"L'heure maintenant est au rassemblement, il n'y a plus de place ni pour les petites phrases, ni pour les divisions, ni pour la politique politicienne. Une famille rassemblée", a-t-il déclaré. Jean-François Copé a également fait scander le nom de Nicolas Sarkozy, "celui qui est dans notre cœur, sans cesse auprès de nous" et "a subi depuis un an les attaques et critiques les plus viles".
Après le rejet de ses comptes de campagne de 2012, l'ancien président a claqué la porte du Conseil constitutionnel et lancé sur Facebook un appel à la mobilisation pour sauver une UMP "en péril", privée de près de 11 millions d'euros de subventions publiques.
Plus d’un million d’euros récoltés par l’UMP
Jean-François Copé a annoncé, jeudi 4 juillet, le lancement d'"une grande souscription nationale" et appelé "les militants", "sympathisants" et tous les Français à répondre à cette campagne de dons "afin de barrer la route" à ceux qui rêvent de "voir l'espace politique français monopolisé par la gauche et par les partis extrémistes".
Depuis cet appel, relayé par Nicolas Sarkozy sur Facebook, plus d'un million d'euros ont été récoltés par le parti, a affirmé Jean-François Copé à son arrivée à la Fête de la violette.
Avec dépêches