
Le PDG d'Orange et ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde, Stéphane Richard (photo), a été placé en garde à vue, ce lundi, dans l'affaire Tapie. L'ex-président du Consortium de réalisation a lui aussi été placé en garde à vue.
Nouvelle avancée dans l’affaire Tapie. Le PDG d'Orange et ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde, Stéphane Richard, ainsi que Jean-François Rocchi, président du Consortium de réalisation (CDR), la structure chargée de gérer le passif du Crédit lyonnais après sa faillite en 1993, ont été placés en garde à vue ce lundi 10 juin.
Tous deux doivent s'expliquer sur leur choix en faveur de l'arbitrage dont a bénéficié Bernard Tapie dans son conflit avec le Crédit lyonnais. M. Richard devrait être entendu en détail sur le rôle de Bercy et de l'Elysée.
"Ni ordre, ni pression particulière" de l'Élysée
Il n'y a eu "ni ordre, ni instruction, ni pression particulière de l'Elysée pour aller à l'arbitrage", a affirmé à plusieurs reprises à l'AFP l'ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde, l'actuelle patronne du FMI, qui était ministre de l'Economie à l'époque.
Christine Lagarde, qui a quant à elle été placée le 24 mai sous statut de
témoin assisté dans ce dossier, a déclaré à plusieurs reprises qu'elle assumait le choix de cette procédure d'arbitrage privé, qui a permis à l'homme d'affaires d'obtenir, en juillet 2008, 403 millions d'euros d'indemnités.
Afin de déterminer si cet arbitrage a été entaché d'irrégularités, les juges d'instruction du pôle financier s'attachent à démonter la chaîne de prises de décision ayant conduit au choix de recourir à un tribunal privé en 2006.
Le mode de désignation des arbitres et la décision du gouvernement de ne pas contester cet arbitrage malgré des soupçons d'irrégularités est particulièrement à l'étude.
Avec dépêches