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Les Marseillais arrachent le nul 2-2 face à Lille

Menés 2 à 0 dans la première période par des Lillois en forme, les Olympiens ont rattrapé leur retard à la seconde et égalisé dans les arrêts de jeu. Un résultat qui permet au club phocéen de coller Nice, deuxième du championnat.

Très longtemps incapable de construction dans le jeu, Marseille a arraché le point du match nul devant Lille, physiquement intraitable, sur un coup-franc du remplaçant Zenden dans le temps additionnel, dimanche en match décalé de la 15e journée de L1 (2-2).

C'est la seconde fois en deux semaines, après sa défaite devant Lorient,  que l'OM gâche l'occasion de grignoter un minimum de terrain sur Lyon rendu soudainement plus vulnérable après sa défaite à Paris samedi.

L'OM a surtout montré toutes ses limites à trouver un équilibre lorsque des titulaires indiscutables sont absents (Ziani) ou en méforme (Koné). On ne donnerait pas cher du onze expérimental aligné par Gerets à Liverpool mercredi en Ligue des champions. Surtout défensivement...

Lille, en revanche, a continué à distiller une bonne impression et peut se mordre les crampons d'être tombé sur un grand Mandanda en fin de partie. 

Comme transi de froid, Marseille n'existait pas de la première mi-temps.

Il ne fallut ainsi guère plus de 50 secondes pour la première alerte, une frappe du jeune Belge Hazard qui mettait Mandanda au régime parade.

Intensité du pressing, domination dans les duels, impact physique, capacité à se projeter vers l'avant sans déchet technique: la démonstration nordiste était totale.

Si Mandanda captait encore la tête de Vittek (6), il anticipait mal la montée de Rami sur corner, dont la tête faisait mouche (0-1, 11). Samassa manquait certes d'égaliser sur le coup d'envoi, Niang trouvait aussi la transversale d'une frappe magnifique des 30 m (25), mais ces actions-là relevaient du cache-misère.

Jamais l'OM ne donnait en effet la sensation de maîtriser son sujet, jouant sur le fil du rasoir, sans inspiration, sans hargne aucune et, ce n'est pas nouveau, sans sécurité défensive.

C'est d'ailleurs sur une incompréhension entre Mandanda et Zubar, qui venait d'adresser une tête à son gardien, que Bastos se faufilait pour plomber l'ambiance déjà guère à la fête (0-2, 37). La fin de mi-temps tournait au calvaire pour Zubar, cible des sifflets du Vélodrome...

Gerets lui maintenait pourtant sa confiance après la pause, mais sortait Erbate, fébrile, et faisait entrer Taiwo et Koné.

Une tête en extension de Samassa sur un centre de Bonnart ouvrait la voie au scénario de la remontée (1-2, 47). Mais le 1er but de la saison de l'ex-Manceau n'était pas suivi de faits et le milieu Lillois Balmont-Mavuba-Cabaye faisait encore souvent la loi.

L'OM était plus impliqué, moins timoré, mais produisait un sacré taux de déchet technique...  Il fallait un Mandanda version 2007-2008 sur des frappes de Bastos (81) et Fauvergue (82) pour préserver l'espoir marseillais, que Zenden concrétisait sur un imparable coup-franc dans le temps additionnel, consécutif à une faute sur un énième raid de Ben Arfa, cette fois payant (2-2, 90+2). Comme un miracle sorti du froid...