
Mis en examen pour abus de faiblesse au détriment de la milliardaire Liliane Bettencourt, l’ancien président Nicolas Sarkozy s’est pourvu en cassation. Retour sur l'affaire.
Les grandes étapes de la mise en cause de Nicolas Sarkozy dans l'affaire Bettencourt :
- 30 septembre 2013 : Nicolas Sarkozy se pourvoit en cassation. La plupart des onze autres mis en examen en font de même, y compris l'ancien ministre UMP Eric Woerth.
- 24 septembre 2013 : La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Bordeaux valide l'instruction sur le volet "abus de faiblesse" de l'affaire Bettencourt. L’ancien président reste donc mis en examen.
- 28 juin 2013 : Le parquet de Bordeaux requiert plusieurs non-lieux, notamment en faveur de Nicolas Sarkozy.
- 21 mars 2013 : L'ancien chef de l'État est mis en examen pour abus de faiblesse à l'encontre de la milliardaire après une confrontation avec plusieurs membres du personnel de Liliane Bettencourt dans le cabinet du juge d'instruction bordelais Jean-Michel Gentil, dont l'ancien majordome de l'héritière.
- 22 novembre 2012 : Nicolas Sarkozy est auditionné par le juge Gentil à Bordeaux. Interrogé pendant douze heures, l'ancien président ressort sous le statut de témoin assisté, sans être mis en examen.
"En quinze ans, je n'ai souvenir que d'un dîner chez les Bettencourt [...] avec ma femme Cécilia", dit-il au juge. "Je suis allé au domicile des Bettencourt une fois, le 24 février 2007 et j'ai reçu à sa demande Mme Bettencourt le 5 novembre 2008, une fois", où elle était venue "me demander de la réconcilier avec sa fille". "Les Bettencourt ne m'ont jamais donné un sou et je ne leur ai jamais rien demandé".
Dans la foulée, son avocat, Me Thierry Herzog, déclare qu'"il n'y a pas de convocation prochaine" et "espère" que c'est "une affaire qui n'existait pas et qui n'existe plus".
- 3 juillet 2012 : Les bureaux parisiens de Nicolas Sarkozy, son domicile dans le XVIe arrondissement et son ancien cabinet d'avocat sont perquisitionnés.
- 17 juin 2012 : La presse révèle que Nicolas Sarkozy, qui ne bénéficie plus de l'immunité présidentielle depuis mi-juin, a devancé le juge Gentil en lui faisant communiquer par son avocat une copie de son agenda de ministre de l'Intérieur, début 2007.
- 3 avril 2012 : Nicolas Sarkozy dément tout financement illégal de sa campagne de 2007. Le président-candidat indique néanmoins qu'il est "bien sûr" possible qu'il ait à l'époque rencontré André Bettencourt, le mari de Liliane Bettencourt et ancien ministre, qui habite comme lui à Neuilly à l'époque, partage ses opinions politiques et était connu pour recevoir de nombreuses personnalités politiques.
- 31 août 2011 : Dans son livre "Sarko m'a tuer", la juge de Nanterre Isabelle Prévost-Desprez affirme que l'un des témoins lui a dit avoir vu personnellement des remises d'espèces à Nicoals Sarkozy. La personne qu'elle désigne indique que ce n'est pas vrai. L'Élysée parle d'accusations "infondées, mensongères et scandaleuses".
- 6 juillet 2010 : Claire Thibout, ex-comptable de Liliane Bettencourt, affirme que le gestionnaire de fortune de l'héritière de L'Oréal, Patrice de Maistre, lui a demandé, début 2007, de lui remettre 150 000 euros en liquide tirés des comptes des Bettencourt, afin de les donner à Éric Woerth, à l'époque trésorier de la campagne de Nicolas Sarkozy. Patrice de Maistre et Éric Woerth démentent ces propos.
FRANCE 24 avec dépêches