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États-Unis : arrêté par l'ICE, le petit Liam libéré et de retour à Minneapolis avec son père
Arrêté il y a une dizaine de jours par la police de l'immigration à Minneapolis, Liam Conejo Ramos, le garçonnet dont la photo, bonnet bleu sur la tête, avait fait le tour du monde, est de retour chez lui dans le Minnesota après avoir été libéré samedi, a annoncé dimanche un parlementaire.
Sur cette photo diffusée par le représentant américain Joaquin Castro (démocrate du Texas), on aperçoit Adrian Conejo Arias et son fils, Liam Conejo Ramos, âgé de cinq ans, à San Antonio, au Texas, le 31 janvier 2026, après leur libération du centre de détention de Dilley. © Joaquin Castro, AP

Liam Conejo Ramos, le garçon de 5 ans arrêté il y a une dizaine de jours à Minneapolis par la police de l'immigration et dont la photo, bonnet bleu sur la tête, avait fait le tour du monde, est de retour chez lui après avoir été libéré samedi, a annoncé dimanche un parlementaire.

"Liam est désormais chez lui, avec son bonnet et son cartable", a écrit sur X Joaquin Castro, un élu démocrate du Texas, photographie à l'appui du petit garçon portant son couvre-chef bleu.

Le 20 janvier, lui et son père ont été arrêtés dans les rues enneigées de Minneapolis dans le cadre d'une vaste opération de la police de l'immigration (ICE) visant à expulser les sans-papiers. Cette police est la cible de critiques virulentes pour ses méthodes perçues comme brutales et en raison de la mort de deux manifestants sous les balles d'agents fédéraux en janvier à Minneapolis.

La photo du garçon lors de son arrestation, où il apparaît la mine apeurée, coiffé d'un bonnet bleu orné de deux oreilles de lapin et portant un sac à dos tenu par une silhouette vêtue de noir, a ému aux États-Unis et au-delà.

"Traumatiser des enfants"

Le vice-président américain JD Vance avait affirmé que le garçonnet avait été pris en charge par l'ICE après que son père, présenté comme un immigré clandestin, avait pris la fuite pour ne pas être appréhendé.

Père et fils étaient depuis détenus à 1 800 kilomètres de là, dans un centre de détention pour familles de migrants au Texas, jusqu'à samedi, quand un juge fédéral a ordonné leur libération.

Le magistrat a affirmé, dans un jugement particulièrement cinglant, que "cette affaire trouvait son origine dans la mise en place, mal conçue et mal exécutée par le gouvernement, de quotas quotidiens d'expulsions, même si cela implique de traumatiser des enfants."

"Il apparaît également que le gouvernement ignore un document historique américain appelé la Déclaration d'indépendance", a écrit encore ce juge du Texas nommé par un président démocrate.

Suivant cette décision, père et fils ont été libérés samedi et ramenés dimanche matin dans le Minnesota par Joaquin Castro, a affirmé ce dernier. "Nous ne nous arrêterons pas tant que toutes les familles, tous les enfants, ne sont pas de retour chez eux", a-t-il assuré.

Avec AFP